L'interruption volontaire de grossesse (IVG) sera d'ici peu remboursée à 100% par la Sécurité sociale. Selon Les Echos, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, devrait intégrer cette promesse de campagne de François Hollande dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2013, qui sera présenté lundi.
Aujourd'hui, l'IVG chirurgicale est remboursée à 80% et l'IVG médicamenteuse l'est à 70% rappelle les Echos. Les bénéficiaires de la CMU étaient déjà remboursés à 100%. Les tarifs varient entre 190 euros (pour une IVG médicamenteuse en cabinet médical) et 450 euros (pour une IVG chirurgicale dans une clinique privée), ajoute le quotidien économique. Il y a trois ans, l'Igas (l'inspection générale des affaires sociales) évaluait à 79 millions d'euros les dépenses en IVG, dont 55 millions à charge de l'assurance maladie.
"C'est une mesure très importante, notamment pour les femmes qui sont de plus en plus précarisées et qui n'ont pas de complémentaire santé", a réagi la secrétaire générale du Planning familial, Marie-Pierre Martinet, interrogée par l'AFP. Pour autant, souligne-t-elle, "ce dont on pâtit (concernant l'accès à l'IVG) le plus, c'est du désintérêt pour l'acte (de la part des médecins et des hôpitaux) et du manque de structures pratiquant les IVG", remettant en cause l'accessibilité de l'avortement.
Reste que l'IVG chirurgicale est une activité déficitaire pour les établissements de santé, conduisant certains à se désengager de cette activité et à réduire le nombre de lieux de prise en charge, s'inquiètent des associations et le Planning familial. Elles rappellent aussi l'autre promesse de François Hollande de doter tous les centres hospitaliers de France d'un centre IVG.










