ARCHIVES

Les labos pharmaceutiques tenus de préciser l'efficacité de leurs médicaments ?

Edité par avec
le 14 septembre 2013 à 08h09 , mis à jour le 14 septembre 2013 à 08h20.
Temps de lecture
3min
À lire aussi
SantéSelon un document confidentiel du gouvernement que le Parisien a pu consulter, les laboratoires pharmaceutiques pourraient avoir l'obligation en 2014 d'indiquer sur les boîtes de médicaments remboursables le "service médical rendu".

L'information est révélée par Le Parisien samedi matin. Selon un document de travail confidentiel que le quotidien a pu consulter, le gouvernement s'apprêterait forcer les laboratoires pharmaceutiques à indiquer sur les boîtes de médicaments remboursables le "service médical rendu".
 
Selon ce document confidentiel, "les autorités voudraient profiter de la disparition programmée des petites vignettes autocollantes blanches, bleues ou oranges, pour imposer aux laboratoires pharmaceutiques de faire figurer sur ou dans les boîtes des médicaments remboursables l'indication du 'service médical rendu' (SMR)". Dès 2014 figurerait donc sur chaque boîte de médicaments remboursable "un code permettant facilement de connaître son efficacité", révèle le quotidien. "Ce code, le SMR, peut être "important", "modéré", "insuffisant'", explique le journal en citant ce "document confidentiel"  dont "l'existence n'est ni confirmée ni infirmée par le ministère de la Santé".

"Ca va déstabiliser les patients"

Les réactions recueillies par Le Parisien sont mitigées. Certains se réjouissent de l'idée, d'autres, notamment les labroatoires, s'insurgent. Enfin, certains redoutent que l'apposition de ce SMR finisse par déstabiliser les patients. "C'est une excellent initiative, et je le dis au nom de l'ensemble de la Haute Autorité de santé", a déclaré au quotidien le professeur Gilles Bouvenot, président de la commission de transparence de la HAS. Le directeur général du Leem, Philippe Laqmoureux, qui représente les laboratoires pharmaceutiques, s'est dit pour sa part, toujours dans l'article, "surpris de ce projet qu'il juge malvenu: 'on a déjà trop d'information sur les boîtes et cet affichage va rendre les choses confuses chez les patients car ce n'est pas parce qu'un médicament à un SMR insuffisant qu'il est mauvais'."

Enfin, Pour Bernard Debré, professeur de médecine, député UMP de Paris et membre du comité national d'éthique : "Au départ le SMR est une notation qui se voulait claire. mais elle dépend de l'indépendance de ceux qui notent... Et puis il y a les conséquences d'une telle mesure, ça va déstabiliser les patients", souligne-t-il dans une entretien avec le journal.

Commenter cet article

  • jm7575 : C'est ridicule : tout médecin qui se respecte sait qu'un médicament agira très bien pour un patient et moins bien chez l'autre. C'est la Loi de la Nature et on y peut rien .

    Le 14/09/2013 à 08h39
      Nous suivre :

      Entre Morano et Philippot, ça clashe, ça clashe...

      logAudience