Plante invasive, l'ambroisie à feuilles d'armoise émet un pollen qui peut provoquer chez les sujets sensibles "des rhinites survenant en août-septembre, conjonctivites, symptômes respiratoires tels que trachéite, toux, et parfois urticaire ou eczéma", précise l'ARS.
L'allergie à l'ambroisie peut également entraîner l'apparition d'asthme ou aggraver un asthme préexistant. Cette allergie sévit entre août et octobre, plus tardivement que les allergies aux pollens d'arbres et de graminées, qui frappent au printemps et au début de l'été.
Détruire les plants
"Il est encore possible d'éliminer l'ambroisie (...) avant le démarrage de sa floraison à la fin juillet", explique l'ARS, qui souligne que, "pour éviter la production de pollen et limiter la reproduction et l'expansion de la plante, les plants d'ambroisie doivent être systématiquement détruits". Une destruction qui peut se faire par arrachage - avec des gants -, tontes ou fauchages répétés.
La région Rhône-Alpes, et en particulier le département de la Drôme, constitue la zone de l'Hexagone la plus infestée par l'ambroisie, mais "la région Paca devient par sa proximité un terrain privilégié de développement de la plante", indique l'ARS.
En région Paca, le Vaucluse est le département le plus touché, mais des zones des Hautes-Alpes se situant "le long des axes de circulation venant de la Drôme" et quelques sites des Bouches-du-Rhône sont également concernés.
Plus d'informations sur le site http://www.ambroisie.info/
Les campagnes de lutte organisées localement s'avérant insuffisantes, le député UMP de l'Isère, Alain Moyne-Bressand, prépare une proposition de loi pour rendre obligatoire la lutte contre ce fléau. Elle sera déposée à l'automne.










