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Moyens contraceptifs: un syndicat de gynécologues tire la sonnette d'alarme


le 15 janvier 2013 à 13h44 , mis à jour le 15 janvier 2013 à 13h52.
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3min
Une trentaine de patientes ont déjà porté plainte contre ces contraceptifs susceptibles de favoriser les thromboses et AVC.

Une trentaine de patientes ont déjà porté plainte contre ces contraceptifs susceptibles de favoriser les thromboses et AVC. / Crédits : TF1/LCI

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SantéLe syndicat national des gynécologues obstétriciens (Syngof) a interpellé mardi les autorités sanitaires sur la question des patchs et des anneaux contraceptifs de 3e génération.

En pleine polémique sur la dangerosité des pilules de 3e ou 4e génération, d'autres moyens contraceptifs, en l'occurrence les patchs et les anneaux, sont montrés du doigt pour les risques qu'ils peuvent éventuellement représenter pour la santé. Dans un communiqué, le syndicat national des gynécologues obstétriciens (Syngof) tire la sonnette d'alarme: "Le Syngof s'interroge sur l'absence de recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) concernant les patchs contraceptifs et les anneaux également très utilisés" relève le Syngof.
 
La ministre de la Santé Marisol Touraine a annoncé vendredi qu'elle entendait restreindre l'utilisation de ces pilules, qui présentent un risque de phlébite et d'embolie pulmonaire deux fois supérieur aux pilules de 2e génération. Elles ne devront plus être prescrites d'emblée, mais uniquement en second recours. Une décision qui ne règle pas tous les problèmes, selon le Syngof : "Pourquoi ne dit-on rien sur les patchs et les anneaux qui contiennent les mêmes produits" demande le Dr Elisabeth Paganelli, Secrétaire générale du syndicats de gynécologues.

Mêmes caractéristiques que les pilules
 
Les patchs contraceptifs tout comme les anneaux vaginaux qui délivrent des hormones contraceptives sont commercialisées en France depuis le milieu des années 2000 et ont la même efficacité que la pilule. Les deux marques disponibles actuellement contiennent deux types d'hormones,  des oestrogènes et des progestatifs de 3e génération, selon le Dr Paganelli, gynécologue à Tours. En clair, elles possèdent les mêmes caractéristiques que les fameuses pilules dont l'innocuité est mise en doute. Tout comme elles, elles ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale.
 
La Secrétaire générale du Syngof déplore également l'absence de communication des autorités sanitaires sur les pilules de 3e génération ne contenant que des progestatifs et qui ne présenteraient pas de sur-risque cardio-vasculaire. "Nous souhaitons une mise à jour des recommandations faites en 2004 par la HAS qui prenne en compte l'ensemble des moyens contraceptifs" afin de permettre aux gynécologues de privilégier ceux présentant le moins de risques, ajoute-t-elle. Dans son communiqué, le Syngof demande également aux mutuelles de ne plus vanter les remboursements forfaitaires des pilules de 3e et 4e génération, non remboursées par la Sécurité sociale.

> Pour en savoir plus : "Près de 50 accidents graves liés à la pilule, dont deux mortels"

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