Le communiqué est co-signé de 3 ministres, Marisol Touraine, Delphine Batho et Stéphane Le Foll. De quoi montrer que le gouvernement prend au sérieux l'étude des chercheurs français sur les OGM. Etude choc faite dans le plus grand secret et rendue publique ce mercredi selon laquelle des tumeurs grosses comme des balles de ping-pong ont été découvertes sur des rats nourris avec un maïs OGM du géant américain Monsanto et des mortalités bien plus rapides et plus fortes (lire notre article >OGM : l'étude choc sur des rats).
Les 3 ministres affirment que les résultats de cette étude "font l'objet d'une saisine immédiate de l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire", "d'une analyse par le Haut Conseil des Biotechnologies » et qu'ils "seront également transmis en urgence à l'Autorité Européenne de Sécurité des Aliments". En fonction des conclusions de l'Anses, le gouvernement, rappelant que l'étude scientifique "valide la position de précaution prise par le gouvernement français sur le moratoire des cultures OGM", affirme qu'il "demandera aux autorités européennes de prendre toutes les mesures nécessaires en termes de protection de la santé humaine et animale, mesures qui pourront aller jusqu'à suspendre en urgence l'autorisation d'importation dans l'Union européenne du mais NK 603, dans l'attente d'un réexamen de ce produit sur la base de méthodes d'évaluation renforcées".
En février 2008, la France avait actionné la clause de sauvegarde pour suspendre les cultures OGM sur son territoire en arguant de préoccupations environnementales. En septembre 2011, la Cour européenne de justice a invalidé cette clause sur des arguments techniques et le gouvernement avait alors pris en mars, juste avant les semis, une mesure conservatoire "d'interdiction temporaire" des cultures OGM, confirmée par le Conseil d'Etat en mai. Les procédures d'homologation des OGM dans l'UE sont dans l'impasse. Six autres pays ont adopté des mesures de sauvegarde contre le MON810 (Hongrie, Luxembourg, Grèce, Allemagne, Autriche et Bulgarie). L'Autriche, le Luxembourg et la Hongrie ont également demandé l'interdiction de culture de la pomme de terre OGM Amflora.










