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Papillomavirus : un vaccin dès neuf ans à l'école pour les petites filles ?

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le 16 septembre 2014 à 08h11 , mis à jour le 16 septembre 2014 à 08h31.
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3min
Image d'illustration.

Image d'illustration. / Crédits : Khuntnop Asawacheewantorngul

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Santé La vaccination contre les papillomavirus (HPV), responsables de la plupart des cancers du col de l'utérus, devrait être proposée en milieu scolaire et éventuellement dès l'âge de 9 ans, estime une haute instance sanitaire française qui dénonce "la défiance injustifiée" vis à vis de ce vaccin.

C'est un sujet particulièrement polémique en France. Invité par la Direction Générale de la Santé (DGS) à donner son avis sur la vaccination contre les papillomavirus  (HPV), responsables de la plupart des cancers du col de l'utérus, le Haut Conseil de la santé  publique (HCSP) a estimé, dans un avis rendu public lundi, que ce vaccin devrait être proposé en milieu scolaire dès 9 ans.

Il s'est montré très rassurant tant sur la question de sa sécurité  que de son efficacité. "Les données internationales démontrent en situation réelle une efficacité  vaccinale sur la prévalence des infections à papillomavirus, l'incidence des  condylomes et des lésions pré-cancéreuses (grade B)", note le HCSP dans son  avis.
 
Il ajoute également que les données de pharmacovigilance disponibles avec  un recul d'utilisation de plus de sept ans et plus de 170 millions de doses  délivrées dans le monde (dont 5,8 millions en France) "ne permettent pas de  retenir l'existence d'un lien de causalité entre cette vaccination et les  évènements indésirables graves qui lui ont été attribués en France, notamment  la sclérose en plaques et d'autres maladies auto-immunes".
 

"Une défiance injustifiée"


"Ces croyances entretenues par certains médecins et fortement relayées par  les médias ont suscité une défiance tout à fait injustifiée vis-à-vis de cette  vaccination", relève le HSCP qui souligne que les maladies auto-immunes "se  révèlent avec une grande fréquence à l'adolescence".
     
Alors que la couverture vaccinale contre les papillomavirus a augmenté dans  de nombreux autres pays, elle est en baisse en France depuis 2010 : en 2011  ans, 27% des jeunes filles de 16 ans avaient reçu une vaccination complète,  mais elles n'étaient plus que 20% en 2013.


La vaccination est pour l'instant recommandée en France chez les jeunes  filles âgées de 11 à 14 ans, avec un rattrapage jusqu'à 19 ans révolus. Mais le HSCP estime que la faible couverture vaccinale "ne permet pas de  bénéficier de l'efficacité constatée dans d'autres pays" et  propose en conséquence une "offre vaccinale en milieu scolaire", à l'instar de celle mise  en place au Royaume-Uni et en Australie.
 
Il n'exclut pas non plus de recommander l'abaissement de 11 ans à 9 ans de  l'âge de la vaccination "si cette mesure était susceptible de favoriser la mise  en place d'un tel  programme".
Le HCSP réitère également la nécessité de mettre en oeuvre un programme  national de dépistage organisé des cancers du col de l'utérus dans la mesure où  la vaccination ne protège pas contre tous les types de papillomavirus à  l'origine de ces cancers.
 
Vaccinées ou non, les femmes âgées de 25 à 65 ans sont pour l'instant  invitées à faire des frottis de dépistage des lésions du col de l'utérus tous  les trois ans. Ce dépistage individuel est effectué par environ 60% des femmes concernées,  mais connaît de fortes disparités territoriales et socio-économiques, les  femmes sans diplôme ou disposant d'un faible revenu étant moins susceptibles de  se faire dépister.


Le cancer du col de l'utérus est à l'origine d'un peu plus d'un millier de  décès par an.

VIDEO. Cancer du col de l'utérus : la fronde de médecins contre un vaccin

 

Commenter cet article

  • evelilicy1 : Aux filles??? Et les mecs dans tout ça? Il n'ont pas être être informé des risques des MST?? même si celle ci ne les atteints pas, ils en sont le vecteurs... En matiere de sexualité, et d'égalité des droits, c'est garçons ET filles qu'il faut éduquer... et vous vous avez parfaitement fait votre boulot sans doute?

    Le 18/09/2014 à 14h51
  • veaxjo71 : Il suffit simplement d'expliquer à sa fille dés qu'elle est en age de comprendre qu'on ne doit pas avoir de rapport sexuels sans protection et lui énumérer les risques ...Et si la gamine est intelligente et que les parents ont fait leur boulot correctement ( meme si c'est de plus en plus rare) pas de raison de se faire injecter ce vaccin .....

    Le 18/09/2014 à 10h53
  • pascalcaen : Le verbe "proposer" t'a-t'il échappé? En effet, on peut émettre de gros doutes sur les "marchands de vaccins". Mais je méfie encore plus des anti-vaccins de principe. La vaccination a sauvé des milliards d'êtres humains dans le monde.

    Le 17/09/2014 à 16h33
  • barrny : Ce qui est inquiétant c'est qu'ils ont toujours une vision quasi exclusivement macroscopique (à l'échelle de la population) et non pas une vision microsocopique (à l'échelle des individus). Il serait intéressant que l'on nous explique, afin d'être en mesure d'évaluer par nous même le ratio bénéfice-risque, la probabilité et les conditions d'exposition au risque, la morbidité également: je ne me vois pas imposer ce vaccin à ma fille si il existe le moindre risque qu'elle contracte une pathologie à l'issue de la vaccination alors qu'elle n'aura, en réalité aucun risque d'exposition réel a l'une des trois souches du HPV au cours de sa vie. Il serait intéressant que les pathologies (particulièrement les plus graves) suivant une exposition au vaccin (et ce avec ou sans relation de cause à effet totalement avérées car vu l'état des connaissances scientifiques, ils ne maitrisent pas tout) ne soient pas toujours remisées au placard : l'épigénétique a démontré qu'en biologie, le costume à taille unique n'existe pas (et je ne parle même pas des différences avérées de réactions physiologiques homme/femmes par rapport à la consommation de principes actifs qui commencent à peine à être étudiées).

    Le 16/09/2014 à 15h29
  • marie-paul : Vous avez publié un article sur les possibles effets secondaires de ce vaccin dans un pays d'Amérique Latine (je ne sais plus lequel) où les jeunes filles vaccinées sont atteintes d'un mal étrange, les faisant somnoler... Il y a eu aussi des doutes après apparition de sclérose en plaques en France suite aux campagnes contre l'hépatite . Par ailleurs, je constate qu'il se développe des traitements soi-disant préventifs pour l'hypertension, où l'on fait consommer au patient des médicaments pour traiter une hypertension...normale. Si l'industrie pharmaceutique n'était pas avant tout - j'ose le parallèle- comme nos gouvernements, c'est à dire des usines à fric, nous aurions sans doute un peu plus confiance...

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