PIP : Mas mis en examen, les victimes soulagées

Par A.Ga., le 27 janvier 2012 à 16h14 , mis à jour le 27 janvier 2012 à 16h17

Dossier : Prothèses mammaires PIP

Le fondateur de la société de prothèses mammaires PIP a été mis en examen pour "blessures involontaires". Mais certaines victimes ne comprennent pas pourquoi il a été laissé libre et sont en colère contre son absence de regret.

  • PIP : où est passé l'argent des prothèses ?

    Avec une maison-mère au Delaware, des prête-noms décédés au Luxembourg et des financements opaques, la face cachée de PIP ajoute au trouble de l'affaire des prothèses défectueuses.

    Publié le 23/01/2012 PIP : où est passé l'argent des prothèses ?
  • Prothèses défectueuses : comment PIP a caché le scandale

    Un processus de fabrication détaillé par oral, sans trace écrite, des produits cachés lors des contrôles : dans un procès verbal de novembre 2010 révélé par TF1, Jean-Claude Mas a détaillé devant les enquêteurs comment il avait pu commercialiser des implants mammaires emplis de gel industriel.

    Publié le 06/01/2012 Prothèses défectueuses : comment PIP a caché le scandale
  • Prothèses défectueuses : des mises en garde négligées

    Selon d'ex-membres de la société PIP entendus par les enquêteurs, l'entreprise était au courant du nombre anormal de ruptures de prothèses, et préférait indemniser les patientes. Un chirurgien marseillais affirme pour sa part avoir dû alerter l'Afssaps à plusieurs reprises avant d'être entendu.

    Publié le 06/01/2012 Prothèses défectueuses : des mises en garde négligées
  • Prothèses et médicaments : Bertrand veut les mêmes règles

    Alors que le scandale des implants PIP prend de l'ampleur, le ministre de la Santé réclame une refonte des règles européennes en la matière, avec un régime d'autorisation de mise sur le marché, comme pour les médicaments.

    Publié le 05/01/2012 Prothèses et médicaments : Bertrand veut les mêmes règles
  • Un additif pour carburants dans les implants PIP ?

    RTL affirme que ces prothèses, potentiellement cancérogènes, contiennent un mélange de produits jamais testés cliniquement. L'avocat de PIP dément catégoriquement. Le plus important distributeur de produits chimiques au monde a admis avoir fourni du silicone industriel à PIP.

    Publié le 02/01/2012 Un additif pour carburants dans les implants PIP ?
  • L'ex-patron de PIP va-t-il se relancer dans les prothèses mammaires ?

    Selon Nice Matin, Jean-Claude Mas figure dans l'organigramme d'une société au nom de ses enfants, France Implant Technologie (FIT), créée en juin 2011. Mais le fondateur affirme que le projet est abandonné.

    Publié le 30/12/2011 L'ex-patron de PIP va-t-il se relancer dans les prothèses mammaires ?
  • Prothèses PIP : Jean-Claude Mas mis en examen

    Arrêté jeudi, le fondateur de Poly Implant Prothèse (PIP), au centre d'un scandale d'implants mammaires frelatés, a été mis en examen pour "blessures involontaires" et laissé en liberté sous contrôle judiciaire contre le versement d'une caution de 100.000 euros.

    Publié le 27/01/2012 Prothèses PIP : Jean-Claude Mas mis en examen
  • Implants mammaires : mise en examen de deux dirigeants de PIP

    Les deux principaux dirigeants de PIP, Claude Couty et Jean-Claude Mas, ont été mis en examen pour blessures involontaires vendredi et placés sous controle judicaire avec interdiction de quitter le pays.

    Publié le 27/01/2012 Implants mammaires : mise en examen de deux dirigeants de PIP
  • Jean-Claude Mas mis en examen

    Le fondateur des prothèses mammaires PIP a été mis en examen vendredi pour blessures involontaires et remis en liberté sous contrôle judiciaire. Les associations de victimes sont soulagées mais regrettent qu'il ne soit pas emprisonné.

    Publié le 27/01/2012 Jean-Claude Mas mis en examen
  • Jean-Claude Mas remis en liberté sous contrôle judiciaire

    Le fondateur de la société de prothèses mammaires PIP devra répondre de "blessures involontaires". Jean-Claude Mas, mis en examen vendredi, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire.

    Publié le 27/01/2012 Jean-Claude Mas remis en liberté sous contrôle judiciaire
  • Arrestation de J-C. Mas : "on ne comprenait pas qu'il soit en liberté"

    L'interpellation du fondateur des prothèses PIP a été bien accueillie par les victimes. Ecoutez la réaction de la présidente du mouvement de défense des femmes porteuses de prothèses PIP.

    Publié le 26/01/2012 Arrestation de J-C. Mas : "on ne comprenait pas qu'il soit en liberté"
  • PIP : Jean-Claude Mas nie la toxicité des prothèses

    Le controversé fondateur de la société PIP est sorti de son silence mardi. Tout en admettant avoir produit des prothèses mammaires frauduleuses, il a nié leur toxicité et s'en est pris aux décisions du ministère de la Santé.

    Publié le 18/01/2012 PIP : Jean-Claude Mas nie la toxicité des prothèses
  • Dans les coulisses du laboratoire de l'Afssaps

    L'affaire des prothèses PIP défectueuses a été révélée lors d'une inspection de l'Agence française de sécurité des produits de santé, l'Afssaps. Pour la première fois, l'Agence a ouvert les portes de son laboratoire d'analyses de Montpellier dans l'Hérault.

    Publié le 13/01/2012 Dans les coulisses du laboratoire de l'Afssaps
Plus d'infos

"C'est la reconnaissance de leur statut de victime, c'est un grand soulagement". Par la voix d'un de ses avocats, l'Association des femmes porteuses de prothèses PIP (AFPPPIP) a exprimé vendredi sa satisfaction après la mise en examen du fondateur de la société de prothèses mammaires PIP Jean-Claude Mas pour "blessures involontaires". Pour Me Courtois, avec cet acte, "l'instruction a véritablement commencé".
 
Jean-Claude Mas a été interpellé jeudi matin au domicile de sa compagne dans le Var Jean-Claude Mas a été présenté dans la soirée à la juge Annaïck Le Goff, qui enquête sur le dossier. Outre sa mise en examen, l'homme de 72 ans a été placé sous statut de témoin assisté pour le chef "d'homicides involontaires"."Je peux comprendre (le statut de témoin assisté) car on a besoin d'expertises pour déterminer le lien de causalité entre le gel et les cancers", a déclaré Me Courtois. Mais l'avocat de l'AFPPPIP de se dire étonné du délai d'un an accordé à Jean-Claude Mas pour verser la caution de 100.000 euros, entrant dans le cadre de son contrôle judiciaire.
 
Alexandra Blachère regrette, elle, l'absence de remord du fondateur de PIP. "Il a répondu qu'à partir de 2005 il n'était plus le responsable légal de ce qui se passait dans PIP et il n'a exprimé absolument aucun remords", a déclaré la présidente de l'AFPPPIP. La jeune femme venait d'être entendue à Marseille par la juge, rendez-vous durant lequel elle a pris connaissance des déclarations de Jean-Claude Mas. "Il reste toujours sur la même ligne de défense: il reconnaît la fraude mais pour lui ses prothèses ne sont pas plus mauvaises qu'une autre marque, parce qu'il y a selon lui toujours un taux de rupture", a-t-elle poursuivi. "Mais le taux de rupture chez PIP est beaucoup plus élevé et beaucoup plus précoce. C'est se foutre de la gueule du monde", a-t-elle lâché. L'Association des femmes porteuses de prothèses PIP compte plus de 1.200 adhérentes.
 
Une remise en liberté qui énerve. L'ancien dirigeant de la société de la Seyne-sur-Mer a été laissé libre sous contrôle judiciaire mais certaines victimes auraient aimé qu'il soit placé en détention tout de suite. "Je ne crois pas que cet homme-là devrait être en liberté, c'est injuste, il n'a jamais cessé de dénigrer les personnes qu'il a empoisonnées", a ainsi affirmé à l'AFP Katia Colombo, la soeur d'Edwige Ligoneche, une ex-porteuse d'implants PIP, décédée à 53 ans en novembre d'un lymphome. "Je n'ai personnellement pas de doute sur la causalité de la maladie de ma soeur même si le lien n'a pas été établi. Depuis qu'elle était malade, en aucun cas elle ne pensait que ça pouvait être autre chose que ses prothèses", a expliqué cette femme, qui doit être entendue le 14 février par la juge. Même incompréhension pour Muriel Meyblum, qui porte des prothèses PIP. Elle ne comprend pas qu'il ait été relâché "après quelques heures de garde à vue": "c'est un odieux personnage", dit-elle.
 
Vingt cas de cancers ont été signalés en France chez des femmes porteuses de prothèses PIP, selon le dernier bilan de l'Autorité française de sécurité sanitaire des produits de santé  (Afssaps), qui précise toutefois qu'aucun lien n'a été établi à ce jour entre ces cas de cancer et le port de ces implants. Le gouvernement a recommandé, par précaution, le 24 décembre, le retrait des implants PIP par les femmes concernées dont le nombre en France est estimé à 30.000.

Par A.Ga. le 27 janvier 2012 à 16:14
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Sciences
  

1 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • cali, le 27/01/2012 à 16h36

    Pas trop tot, le systeme judiciaire est malheureusement long en France ca fait des mois que ca a ete revele par la presse!!! et c\'est femme ont\'elle l\'intention de s\'en faire reimplante? sauf pour celle qui on souffert d\'un cancer du sein les autres sont superficiels

Lire tous les commentaires

      logAudience