Jean-Claude Mas, le fondateur de la société varoise PIP, en 2001/Image d'archives © AFPIl persiste. Jean-Claude Mas, fondateur de la société varoise PIP, a admis de nouveau avoir produit des prothèses mammaires frauduleuses, tout en niant leur toxicité. "Jamais je n'ai nié que j'ai utilisé un gel non homologué", dit-il, joint au téléphone mardi par la chaîne M6, affirmant par la même occasion que son gel "était meilleur que les autres". L'entrepreneur réaffirme que son gel n'a pas d'effet néfaste sur la santé: "Il y a l'Afssaps qui a fait un rapport, tous les experts sont unanimes, il n'y a aucun lien possible entre ce gel et des patientes... le cancer, le machin, pourquoi pas les maladies auto-immunes, hein...", poursuit-il.
Du gel de silicone légal dans une catégorie de prothèses PIP ?
Les implants dits "micro texturés" produits par Poly Implant Prothèse de 2006 à 2010 étaient remplis d'un gel médical légal, avance jeudi L'Express sur son site Internet. Une information qui contredit le patron de l'Afssaps. En janvier, ce dernier avait affirmé "qu'aucun élément ne laissait penser qu'il y ait eu de bonnes prothèses". L'Afssaps n'a pas fait de commentaires.
Publié le 19/01/2012
"Mes deux implants PIP ont rompu"
TEMOIGNAGE - Alors que le ministère de la Santé recommande "à titre préventif" aux femmes porteuses de prothèses mammaires PIP de se les faire retirer, voici le témoignage de l'une d'entre elles réopérée en novembre dernier.
Publié le 23/12/2011
PIP: les autres implants mammaires sont conformes
L'Afssaps indique mardi que toutes les prothèses mammaires vendues en France sont "conformes" à la réglementation. L'agence exclut de publier un classement des implants à la demande de certains chirurgiens.
Publié le 17/01/2012
Dans les coulisses du laboratoire de l'Afssaps
L'affaire des prothèses PIP défectueuses a été révélée lors d'une inspection de l'Agence française de sécurité des produits de santé, l'Afssaps. Pour la première fois, l'Agence a ouvert les portes de son laboratoire d'analyses de Montpellier dans l'Hérault.
Publié le 13/01/2012
Prothèses mamaires PIP : Jean-Claude Mas insolvable
Qui va payer les indemnités des femmes victimes des prothèses PIP ? Sans doute pas Jean-Claude Mas, l'ancien patron de la société en liquidation judiciaire qui explique aux enquêteurs qu'il n'a plus rien mais qui aurait en fait organisé son insolvabilité...
Publié le 11/01/2012
Prothèses PIP : la peur touche l'étranger
L'affaire des prothèses mammaires défectueuses de l'entreprise française Poly Implant Prothèses, concernerait 400.000 à 500.000 femmes dans le monde. Plusieurs pays ont émis des recommandations.
Publié le 07/01/2012
Prothèses PIP : "j'ai sciemment utilisé un gel non autorisé"
Dans le scandale des prothèses défectueuses, les révélations de l'audition de Jean-Claude Mas, fondateur de la société varoise PIP, font froid dans le dos. L'homme a assumé sans regret la supercherie de ses prothèses mammaires.
Publié le 06/01/2012
Prothèses PIP : quelle prise en charge pour les victimes ?
Retour sur le scandale des prothèses P.I.P. 30.000 femmes sont invitées à faire remplacer leurs prothèses mammaires. Une réunion avait lieu jeudi soir au ministère de la Santé pour tenter d'organiser cette prise en charge.
Publié le 05/01/2012
L'homme s'énerve aussi quand il est interrogé sur la décision du gouvernement de recommander aux porteuses de PIP en France de se les faire retirer, s'en prenant au ministre de la Santé, Xavier Bertrand. "Qui c'est qui a demandé d'explanter les patientes, et pourquoi? Parce que les experts étaient absents. Parce que M. Bertrand n'est pas, que je sache, un scientifique (...) c'est pas croyable alors qu'il savait que ce gel n'est pas toxique. Vous savez qu'il y a 500.000 patientes maintenant qui se posent des questions!", semble s'étrangler Jean-Claude Mas.
Un procès fin 2012
Jean-Claude Mas, qui n'a pas fait d'apparition publique depuis que le scandale a éclaté, avait déjà avoué aux enquêteurs, sans aucun complexe, avoir délibérément trompé pendant des années l'organisme certificateur de ses prothèses sur le contenu du gel de silicone. "Je savais que ce gel n'était pas homologué, mais je l'ai sciemment fait car le gel PIP était moins cher", a-t-il dit encore en octobre aux gendarmes chargés de l'enquête pour "tromperie aggravée". Les implants étaient remplis d'un gel de silicone non médical, qui entraîne des risques accrus de fuite et de rupture de l'enveloppe, selon les autorités, qui soulignent aussi le pouvoir irritant du gel pouvant conduire à des réactions inflammatoires. Aucun lien n'a été établi à ce stade entre ces implants et la vingtaine de cas de cancer relevé parmi des femmes en ayant porté.
L'affaire doit donner lieu à un premier procès, pour "tromperie aggravée", d'ici la fin 2012 devant le tribunal correctionnel de Marseille. Une information judiciaire pour "blessures et homicide involontaire" a par ailleurs été ouverte en décembre à Marseille.
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Du gel de silicone légal dans une catégorie de prothèses PIP ?

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