© TF1News/D.H.TF1 News : Dans une lettre ouverte au ministre de la Santé, Xavier Bertrand, le Réseau Environnement Santé demande de "diffuser des conseils de prudence auprès des femmes enceintes" à propos des dangers de l'aspartame. Quels sont ces risques ?
Le prix d'un accouchement : entre 300 et... 2700 euros
La santé n'a pas le même prix pour tous en France. Pour un accouchement, la facture présentée par les gynécologues-obstétriciens peut varier pratiquement de 1 à 10, selon une étude publiée par le site Mutuelle.com. Le tarif remboursé par la Sécurité sociale, lui, est partout le même : 313,50 euros.
Publié le 19/12/2011
L'aspartame est-il dangereux ? Bertrand veut des réponses
Le ministre de la Santé dit avoir demandé une "réponse précise" sur les possibles effets nocifs de l'aspartame à l'Anses, l'agence qui s'occupe des questions d'alimentation, de santé et d'environnement.
Publié le 05/09/2011
L'aspartame "sans danger", selon les experts européens
Deux études publiées ces derniers mois accusaient cet édulcorant, le plus utilisé au monde, d'accroître les risques de cancers et de naissances avant terme. Les experts de l'Efsa ont tranché : preuves insuffisantes, assurent-ils. Mais ils pourraient lancer bientôt des études complémentaires.
Publié le 28/02/2011
L'aspartame cancérigène chez le rat
L'édulcorant qui remplace le sucre, entraîne une augmentation des lymphomes et des leucémies chez le rongeur, selon une nouvelle étude scientifique. Ces résultats pourraient conduire à réévaluer les risques liés à cet édulcorant.
Publié le 16/07/2005
Le Bisphénol A sera aussi interdit dans les contenants alimentaires
Les députés ont voté mercredi une proposition de loi PS soutenue par le gouvernement interdisant le bisphénol A dans les contenants alimentaires à compter de 2014 et dès 2013 pour ceux destinés aux enfants de moins de 3 ans.
Publié le 12/10/2011
Bertrand veut interdire le Bisphénol A pour les enfants de moins de trois ans
Le ministre de la santé Xavier Bertrand veut "aller plus loin" que la proposition présentée jeudi à l'Assemblée sur l'interdiction du Bisphénol A dans tous les contenants alimentaires, en l'interdisant "dès 2013" pour les enfants de moins de 3 ans.
Publié le 06/10/2011
Bisphénol A : premier pas vers l'interdiction totale
Après l'interdiction dans les biberons, en vigueur depuis 2010, la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale a voté mercredi une proposition de loi prohibant l'usage du bisphénol A dans tous les contenants alimentaires. Le texte sera soumis dans l'Hémicycle le 6 octobre.
Publié le 28/09/2011
Le bisphénol A
Le bisphénol A, un composé chimique très répandu dans les objets de la vie quotidienne et notamment dans les contenants alimentaires, fait peser des risques "avérés" aux animaux et "suspectés" aux êtres humains, selon un rapport de l'Agence de sécurité sanitaire de l'environnement et de l'alimentation (Anses).
Publié le 28/09/2011
André Cicolella, chimiste toxicologue, porte-parole du Réseau Environnement Santé (1) : Alors que ce jeudi marque la troisième journée mondiale de la prématurité, tout se passe comme si on ignorait les causes du phénomène, comme si c'était une fatalité. Or, on a, avec l'aspartame, un facteur de risque identifié, incontestable. Des chercheurs danois l'ont amplement démontré l'année dernière, à travers une étude massive, d'une ampleur rare : elle portait sur 60.000 femmes enceintes, et elle a donné des résultats sans ambigüité. Elle prouve clairement que la consommation régulière de boissons gazeuses contenant des édulcorants augmente le risque de prématurité. Pour une canette de soda "light" consommée par jour, le risque global de naissance avant terme augmente de 27%. Pour quatre canettes bues quotidiennement, le risque croît de 78%.
Et ces chiffres sont encore plus parlants quand on affine les résultats : ainsi, quand on s'attache aux prématurités dites "modérées" (c'est-à-dire aux naissances entre 34 et 36 semaines de grossesse), une seule consommation quotidienne augmente le risque de 61%. On ne tient pas suffisamment compte, aujourd'hui en France, d'une étude comme celle-là ; notre appel au ministre de la Santé vise à attirer son attention sur ce problème, en lui signifiant qu'il est de sa responsabilité de mettre en oeuvre les moyens nécessaires pour protéger la santé publique. En gros, il faudrait que toutes les futures mères soient informées des risques réels de l'aspartame - ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
TF1 News : Pourquoi cette prise de conscience du lien entre aspartame et naissances avant terme tarde-t-elle en France ?
Tout simplement parce que le risque induit par les naissances avant terme a été largement sous-estimé. Du coup, les causes de ces accouchements prématurés ont été négligées. Pendant longtemps, les cas de "prématurités tardives" (les naissances entre 34 et 37 semaines de grossesse) n'ont pas été spécifiquement étudiés : on les regroupait avec les naissances à terme. Ce n'est que récemment que l'on s'est rendu compte que les bébés nés avant terme, même sans être de grands prématurés, présentaient des facteurs de risque importants.
| "On ne peut pas accepter que le système de sécurité sanitaire laisse passer des études fausses" |
Aujourd'hui, on a des éléments scientifiques qui nous permettent de mesurer pleinement la gravité du phénomène : un risque d'autisme multiplié par 5 chez les enfants nés avant terme, des taux d'immaturité du système respiratoire neuf fois plus élevés... J'ai là une étude qui montre que les cas de détresse respiratoire sont de 28,9% chez les prématurés contre 5,3% pour les enfants nés à terme. Une autre compare les taux de morbidité respiratoire, c'est-à-dire la proportion d'enfants qui meurent d'étouffement : 9% en cas de naissance avant terme, contre 1% dans la moyenne de la population. Et des dizaines d'autres d'études aboutissent à des conclusions similaires, à savoir qu'en cas de naissance entre la 32e et la 36e semaine, il y a des risques de problèmes de santé sérieux.
TF1 News : Comment expliquer alors que l'aspartame soit un produit si répandu ? C'est un édulcorant qu'on trouve dans des milliers de produits de grande consommation, où il remplace le sucre...
C'est précisément le problème : l'aspartame est une substance consommée quotidiennement par 200 à 400 millions de personnes. Sans risque, nous assure-t-on. Mais sa dose admissible journalière (la quantité que l'on peut consommer quotidiennement sans conséquence pour la santé) a été définie en France en fonction d'études américaines datant pour l'essentiel des années 70, qui n'ont jamais été actualisées, ni même jamais publiées (2) : elles n'ont donc jamais été soumises au jugement de la communauté scientifique, ce qui est pourtant une règle de base. On s'est d'ailleurs aperçu depuis qu'elles avaient été délibérément faussées. Par exemple, certains animaux suivis lors des tests, et qui avaient développé des cancers, avaient été opérés de leurs tumeurs avant d'être de nouveau testés - ce qui revenait à masquer tout possible effet cancérigène. D'autres étaient déclarés morts pendant les expériences, puis de nouveau vivants un peu plus tard - ce qui prouve bien le peu de sérieux du suivi des animaux.
Aujourd'hui, la norme en matière de consommation humaine devrait être réévaluée en fonction d'études plus récentes, qui, elles, ont été publiées, et qui montrent des effets nocifs, notamment le risque de développer des tumeurs - et tout particulièrement en période de gestation. Sur la base de ces études, la dose admissible journalière d'aspartame devrait être drastiquement réduite, d'un facteur 2000 - ce qui reviendrait pratiquement à l'interdire.
TF1 News : Qu'attendez-vous des autorités sanitaires ?
Xavier Bertrand nous a dit que si on lui apportait des éléments sur le dossier de l'aspartame, il en tiendrait compte. Ce qui n'a pas été le cas jusqu'à présent. Nous rappelons au ministre que sa responsabilité est engagée. On ne peut pas accepter que le système de sécurité sanitaire laisse passer des études fausses. Dès qu'on a un facteur de risque reconnu, il est nécessaire d'éliminer le produit concerné de notre environnement. Sur d'autres problèmes, comme celui du bisphénol A, la France a su prendre les bonnes décisions (une interdiction pure et simple dans tous les contenants alimentaires), et elle est devenue le pays qui fait référence en la matière. Il ne serait pas plus compliqué de remplacer l'aspartame...
(1) Le Réseau Environnement Santé (RES) est un collectif de scientifiques, d'associations de défense de l'environnement et de défense des malades. Il fédère des associations aussi diverses que le WWF, le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF), l'Alliance pour la planète, la Coordination Nationale Médecine Santé Environnement (CNMSE), la Fondation Sciences Citoyennes... Il a pour but de peser sur les politiques publiques, trop influencées, jugent les membres du RES, par les intérêts industriels.
(2) L'Anses, Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, a déterminé la Dose Journalière Admissible pour l'aspartame en s'appuyant sur trois études, dont deux publiées avant 1980 et émanant de la "Food and Drug Administration" (FDA), organisme fédéral américain chargé de délivrer les autorisations de commercialisation des aliments et médicaments.
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Le prix d'un accouchement : entre 300 et... 2700 euros
Le bisphénol A
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