Prothèses défectueuses : des mises en garde négligées

le 06 janvier 2012 à 07h53 , mis à jour le 06 janvier 2012 à 09h42

Dossier : Prothèses mammaires PIP

Selon d'ex-membres de la société PIP entendus par les enquêteurs, l'entreprise était au courant du nombre anormal de ruptures de prothèses, et préférait indemniser les patientes. Un chirurgien marseillais affirme pour sa part avoir dû alerter l'Afssaps à plusieurs reprises avant d'être entendu.

  Que contenait le fameux gel PIP qui se trouvait dans les implants mammaires aujourd'hui au coeur d'un scandale aux ramifications internationales ? Selon le fondateur du groupe, Jean-Claude Mas, entendu en novembre 2010 par les enquêteurs, et dont le procès verbal a été révélé jeudi soir par TF1, il s'agissait "d'une base de formulation du Dr Arion", un chirurgien varois qu'il avait rencontré dans les années 80. Cette formule, Mas l'avait, selon ses dires devant les gendarmes, "améliorée en changeant les températures, les pourcentages (de produits introduits), afin de rendre le produit plus cohésif". Mais assez vite le produit devait montrer ses limites, selon Thierry Brinon, autre membre de la société PIP entendu par les enquêteurs. Un facteur aggravé par le fait que PIP économisait aussi sur la qualité des enveloppes. Résultat, les ruptures d'implants ont commencé à s'additionner et des chirurgiens à s'inquiéter. Sans pour autant déclencher de réaction immédiate des autorités sanitaires.
  • Après les implants mammaires, les prothèses de hanche ?

    Après les prothèses PIP laissant fuir du silicone, des prothèses de hanche sont soupçonnées d'avoir pu libérer des particules de métaux lourds dans l'organisme de patients. Plusieurs centaines de milliers de personnes pourraient être concernées.

    Publié le 28/02/2012 Après les implants mammaires, les prothèses de hanche ?
  • Prothèses PIP : ces porteuses qui prennent les devants

    Alors que la mise sur pied de la logistique nécessaire pour assurer un grand nombre d'opérations de retrait de ces implants mammaires dangereux tarde encore, et que les problèmes financiers ne sont pas réglés, environ 900 porteuses de prothèses PIP ont choisi de se faire opérer sans attendre.

    Publié le 07/02/2012 Prothèses PIP : ces porteuses qui prennent les devants
  • Prothèses PIP : deux mois après, où en est-on ?

    INTERVIEW - Depuis décembre, les porteuses d'implants mammaires PIP savent que le gouvernement "recommande" le retrait de ces prothèses. Où en est-on aujourd'hui de ce plan massif "d'explantations", censé s'achever dans l'année ? Il se heurte encore à des problèmes difficiles à résoudre.

    Publié le 04/02/2012 Prothèses PIP : deux mois après, où en est-on ?
  • Prothèses : renforcer les exigences de mises sur le marché, plus d'inspections

    Dans leur rapport remis au gouvernement, la Direction générale de la Santé et l'Agence des produits de santé recommandent un renforcement des exigences de mise sur le marché et de surveillance du marché des dispositifs médicaux.

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  • PIP : Mas mis en examen, les victimes soulagées

    Le fondateur de la société de prothèses mammaires PIP a été mis en examen pour "blessures involontaires". Mais certaines victimes ne comprennent pas pourquoi il a été laissé libre et sont en colère contre son absence de regret.

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  • Prothèses PIP : Jean-Claude Mas mis en examen

    Arrêté jeudi, le fondateur de Poly Implant Prothèse (PIP), au centre d'un scandale d'implants mammaires frelatés, a été mis en examen pour "blessures involontaires" et laissé en liberté sous contrôle judiciaire contre le versement d'une caution de 100.000 euros.

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  • Le fondateur de PIP Jean-Claude Mas interpellé dans le Var

    INFO TF1 - Jean-Claude Mas, fondateur de la société de prothèses mammaires PIP, et Claude Couty, numéro 2 de l'entreprise, ont été interpellés jeudi matin dans le Var et placés en garde à vue. Il a été transferé dans la soirée au palais de justice pour être entendu.

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  • PIP : où est passé l'argent des prothèses ?

    Avec une maison-mère au Delaware, des prête-noms décédés au Luxembourg et des financements opaques, la face cachée de PIP ajoute au trouble de l'affaire des prothèses défectueuses.

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  • Prothèses PIP : Sarkozy promet la transparence

    Nicolas Sarkozy a promis "la transparence la plus totale" dans l'affaire des prothèses mammaires de la société française PIP, dans une interview au Généraliste, hebdomadaire qui s'adresse aux médecins, à paraître le 13 janvier.

    Publié le 12/01/2012 Prothèses PIP : Sarkozy promet la transparence
  • Prothèses PIP: un scandale et une psychose planétaires ?

    L'affaire des prothèses mammaires défectueuses de l'entreprise française, qui concernerait 400.000 à 500.000 femmes dans le monde, est en passe de devenir un scandale planétaire. Plusieurs pays, en Europe, en Amérique latine et jusqu'en Australie, ont émis des recommandations.

    Publié le 06/01/2012 Prothèses PIP: un scandale et une psychose planétaires ?
  • Prothèses et médicaments : Bertrand veut les mêmes règles

    Alors que le scandale des implants PIP prend de l'ampleur, le ministre de la Santé réclame une refonte des règles européennes en la matière, avec un régime d'autorisation de mise sur le marché, comme pour les médicaments.

    Publié le 05/01/2012 Prothèses et médicaments : Bertrand veut les mêmes règles
  • 20 porteuses de prothèses PIP ont déclaré un cancer

    20 cas de cancers survenus chez des femmes porteuses de prothèses mammaires PIP ont été déclarés à l'Agence des produits de santé (Afssaps). Mais aucune imputabilité n'a été pour l'instant établie entre ces cas de cancer et le port des implants.

    Publié le 30/12/2011 20 porteuses de prothèses PIP ont déclaré un cancer
  • Implants défectueux : des négligences partagées ?

    Derniers développements dans l'affaire PIP : la société est accusée d'avoir sciemment commercialisé des implants défectueux. Les chirurgiens qui ont opéré les patientes victimes sont eux aussi pointés du doigt. L'Afssaps, quant à elle, est accusée de ne pas avoir rempli son rôle d'autorité de contrôle.

    Publié le 27/12/2011 Implants défectueux : des négligences partagées ?
  • Prothèses PIP: l'assurance maladie va porter plainte au pénal

    La Caisse Nationale d'Assurance maladie (Cnam) va déposer plainte d'ici quelques jours au pénal dans l'affaire des prothèses mammaires PIP "pour tromperie aggravée et escroquerie".

    Publié le 24/12/2011 Prothèses PIP: l'assurance maladie va porter plainte au pénal
  • "Mes deux implants PIP ont rompu"

    TEMOIGNAGE - Alors que le ministère de la Santé recommande "à titre préventif" aux femmes porteuses de prothèses mammaires PIP de se les faire retirer, voici le témoignage de l'une d'entre elles réopérée en novembre dernier.

    Publié le 23/12/2011 "Mes deux implants PIP ont rompu"
  • Les 30.000 porteuses d'implants PIP incitées à les faire retirer

    Les autorités sanitaires pourraient demander aux porteuses de ces prothèses de se les faire enlever. Valérie Pécresse les invite d'ores et déjà à retourner voir leur chirurgien ; elle a annoncé sur LCI un prochain "plan d'action". Problème : qui paierait la pose de prothèses de remplacement ?

    Publié le 20/12/2011 Les 30.000 porteuses d'implants PIP incitées à les faire retirer
  • 30.000 prothèses PIP à retirer : comment faire ?

    INTERVIEW - Demander aux porteuses des implants PIP de se les faire enlever, comme l'envisagent les autorités sanitaires, impliquerait une logistique lourde. C'est ce qu'explique Dominique-Michel Courtois, médecin-expert de l'association des porteuses de prothèses PIP.

    Publié le 20/12/2011 30.000 prothèses PIP à retirer : comment faire ?
  • Prothèses PIP: un scandale à échelle mondiale

    Le scandale sanitaire qui se profile en France s'étend ailleurs dans le monde: au Royaume-Uni, 250 femmes ont porté plainte. En Amérique du Sud, ces prothèses sont interdites depuis plus d'un an et demi. D'autres pays sont touchés.

    Publié le 22/12/2011 Prothèses PIP: un scandale à échelle mondiale
  • Prothèse défectueuse: enquête ouverte pour homicide involontaire

    Le parquet de Marseille, qui a reçu plus de 2000 plaintes de porteuses de prothèses mammaires PIP, va ouvrir une information judiciaire pour "blessures et homicide involontaire".

    Publié le 25/11/2011 Prothèse défectueuse: enquête ouverte pour homicide involontaire
  • Prothèse mammaire : PIP face à 500 plaignantes

    Plus de 500 plaintes ont été déposées jeudi auprès du procureur de la République de Marseille par des femmes porteuses de prothèses mammaires défectueuses du fabricant varois PIP, en liquidation judiciaire. La société avait été mise en défaut par l'Afssaps il y a deux mois.

    Publié le 10/06/2010 Prothèse mammaire : PIP face à 500 plaignantes
  • La Sécu paiera pour les victimes d'implants mammaires défectueux

    Roselyne Bachelot promet que les femmes porteuses d'implants mammaires défectueux de la société PIP, qui utilisait un gel de silicone non conforme, auront leurs frais médicaux et chirurgicaux totalement pris en charge.

    Publié le 29/09/2010 La Sécu paiera pour les victimes d'implants mammaires défectueux
  • Prothèses PIP : quelle prise en charge pour les victimes ?

    Retour sur le scandale des prothèses P.I.P. 30.000 femmes sont invitées à faire remplacer leurs prothèses mammaires. Une réunion avait lieu jeudi soir au ministère de la Santé pour tenter d'organiser cette prise en charge.

    Publié le 05/01/2012 Prothèses PIP : quelle prise en charge pour les victimes ?
  • Prothèses PIP : "Tout était organisé pour échapper aux contrôles"

    Au coeur de l'affaire des prothèses défectueuses, Jean-Claude Mas, le fondateur de la société PIP. Un homme "cynique", comme le montrent ses déclarations aux enquêteurs, qu'une journaliste de TF1 a pu consulter.

    Publié le 05/01/2012 Prothèses PIP : "Tout était organisé pour échapper aux contrôles"
  • Prothèses PIP : des failles dans la procédure de certification

    Le dispositif de contrôle est au coeur des interrogations dans l'affaire des prothèses PIP. Contrairement aux médicaments, les prothèses mammaires n'ont pas besoin d'autorisation de mise sur le marché mais d'une simple certification. Explications.

    Publié le 05/01/2012 Prothèses PIP : des failles dans la procédure de certification
  • Le scandale PIP aurait-il pu être évité ?

    Selon les informations de TF1, de très nombreux signalements sur des ruptures de prothèses ont été adressés à l'Afssapps dès la fin 2007. Un chirurgien affirme que l'agence sanitaire a même accusé réception de ses courriers alarmistes.

    Publié le 02/01/2012 Le scandale PIP aurait-il pu être évité ?
  • Prothèses PIP : le scandale touche la Grande-Bretagne

    En Grande-Bretagne, les femmes sont encore plus nombreuses qu'en France à porter les prothèses mammaires PIP. 250 femmes ont déjà saisi la justice outre-Manche.

    Publié le 02/01/2012 Prothèses PIP : le scandale touche la Grande-Bretagne
  • Prothèses PIP : Xavier Bertrand veut "tout savoir"

    Le ministre de la Santé veut "maintenant tout savoir" dans l'affaire des prothèses mammaires PIP, a-t-il indiqué mardi sur France 2. Alors que la composition des prothèses est au coeur d'une polémique, Xavier Bertrand a demandé des enquêtes et être informé de tout.un renforcement des contrôles.

    Publié le 03/01/2012 Prothèses PIP : Xavier Bertrand veut "tout savoir"
  • Implants PIP : en Argentine, les victimes s'organisent

    En Argentine, les femmes porteuses d'implant PIP sont inquiètes. Réunies en associations, elles réclament le retrait gratuit de leurs implants.

    Publié le 28/12/2011 Implants PIP : en Argentine, les victimes s'organisent
  • Porteuses d'implants mammaires PIP : elles témoignent

    Une première réunion consacrée à la prise en charge de 30.000 femmes victimes d'une entreprise poursuivie pour tromperie aggravée et homicide involontaire doit se tenir mercredi au ministère de la Santé. Deux femmes, porteuse des implants mammaires PIP, ont accepté de témoigner.

    Publié le 14/12/2011 Porteuses d'implants mammaires PIP : elles témoignent
  • L'inquiétude d'une porteuse de prothèses mammaires PIP

    Muriel Ajello fait partie des 30 000 femmes en France vivant avec une prothèse mammaire PIP, retirée du marché en mars 2010. Le décès d'une femme, dont la prothèse s'est fissurée il y a quelques jours, ravive ses angoisses.

    Publié le 24/11/2011 L'inquiétude d'une porteuse de prothèses mammaires PIP
  • PIP (Poly Implant Prothèse)

    Fondée en 1991 et aujourd'hui liquidée, la société Poly Implant Prothèse est à l'origine de la fabrication des implants mammaire PIP, impliqués dans un scandale sanitaire sans précédent à travers le monde.

    Publié le 23/12/2011 PIP (Poly Implant Prothèse)
Plus d'infos

Parmi les premiers à exprimer ses craintes : le chirurgien Christian Marinetti, président d'une clinique marseillaise de chirurgie esthétique. Il affirme avoir alerté par courriel dès 2008 l'Agence des produits de santé (Afssaps) après avoir constaté un taux anormal de ruptures des prothèses mammaires PIP. "L'Afssaps a été prévenue dès les premières ruptures survenues à partir de fin 2007 par les déclarations que nous sommes obligés de faire pour tout dispositif défectueux, puis par mail courant 2008", a expliqué jeudi le praticien, qui exerce à la clinique Phénicia, où sont posées 600 à 800 prothèses mammaires par an. Dans le même temps, la clinique avait arrêté d'utiliser les implants mammaires de la société varoise Poly Implant Prothèse (PIP), lui renvoyant le stock.

"Nous avons un problème sévère"

"Comme rien ne se passait, j'ai téléphoné (à l'Afssaps), j'ai dit : nous avons un problème sévère, je tiens à votre disposition les implants rompus pour l'analyse du silicone, nous voulons savoir ce que nous avons introduit dans le corps des patientes", poursuit le chirurgien. "2009 arrive, nous voyons de plus en plus de patientes arriver avec des ruptures, des réactions inflammatoires jamais vues par le passé, donc j'envoie un recommandé en octobre au directeur de l'Afssaps en lui demandant expressément de faire quelque chose. Est-ce que nous devons convoquer toutes les patientes, les surveiller, les explanter d'office ?", demande-t-il. N'obtenant aucune réponse, le médecin marseillais renvoie en février 2010 le même courrier à l'agence sanitaire qui annoncera, le mois suivant, le retrait du marché des implants de la société PIP, alors placée en liquidation judiciaire.

Ces inquiétudes de praticiens étaient partagées par des employés de PIP. "Bon nombre de personnes dans l'entreprise, connaissant la fraude, sont convaincues que la qualité du gel PIP en est la cause et même Jean-Claude Mas qui vantait son gel comme son troisième enfant commençait à en douter", a ainsi expliqué l'ex-cadre de PIP Thierry Brinon aux enquêteurs. Jean-Claude Mas, que son avocat décrit comme une sorte de "Géo Trouvetou", décide alors de mettre au point un gel "PIP2", promettant "un superbe voyage" au chimiste qui lui trouverait la solution. Mais en 2009, le nombre de ruptures croît "entre 30 et 40%", souligne devant les enquêteurs Claude Couty, directeur financier de PIP "avisé par les courriers des chirurgiens et par notre département commercial". "Mon rôle a été de payer les indemnisations aux patientes. De mémoire sur une période d'un an (2009-2010), j'ai payé entre 60.000 et 70.000 euros", pour environ 100 à 150 patientes. Les cadres commencent alors à prendre leurs distances, mais "Jean-Claude Mas décidait de tout", se justifie Claude Couty. Voilà comment le scandale a pu perdurer aussi longtemps sans éclater.

Désormais, Jean-Claude Mas a fait savoir, par le biais de son avocat, Me Yves Haddad, qu'il n'avait pas l'intention de s'exprimer et qu'il réserverait ses déclarations à la justice. Il dénonce un "nombre impressionnant de contre-vérités" et affirme n'être pas en fuite. La pression est pourtant forte sur le fondateur de PIP, qui a été interrogé cette semaine par l'autorité de contrôle sanitaire à propos de la composition de ses prothèses. Agé de 72 ans, Jean-Claude Mas qui, selon son avocat, réside actuellement dans le Var et est malade, est resté président du conseil de surveillance et actionnaire majoritaire de la société varoise jusqu'à sa liquidation judiciaire en mars 2010. Le cap des 2400 plaintes de porteuses d'implants mammaires PIP a été franchi dans l'enquête préliminaire pour des faits de "tromperie aggravée", un délit passible de quatre années d'emprisonnement et de fortes amendes, dont devront répondre les principaux cadres de la société. Ouverte au mois de mars 2010, l'enquête a été close le 10 octobre dernier et le procès devant le tribunal correctionnel de Marseille devrait s'ouvrir en octobre prochain. Le parquet de Marseille a également ouvert une instruction judiciaire pour "blessures et homicide involontaire".

Un cas "troublant"

Un cas "troublant" de nécrose spontanée du sein chez une femme porteuse d'implants PIP depuis sept ans vient d'être signalé à l'agence des produits de santé par un chirurgien, sans que la responsabilité de PIP ne puisse, selon lui, être mise automatiquement en cause. Ces trois dernières semaines, la patiente, 41 ans, a vu une boule apparaître et a ressenti des douleurs avant que la prothèse ne commence à sortir par un trou hors du sein gauche, a expliqué à l'AFP le docteur Pierre Nahon (Paris). "L'intervention a duré deux heures (NDLR: retrait des tissus morts, des prothèses et de l'enveloppe cellulaire entourant les prothèses...). Tout est réparé, la patiente, opérée mercredi et sortie jeudi matin, se porte très bien", rassure le spécialiste. "Les prothèses PIP que j'ai enlevées sont en bon état, intactes à l'examen visuel", précise ce chirurgien expérimenté. "Je ne dis pas que c'est la prothèse qui est responsable de la nécrose, mais c'est un évènement un peu troublant", note-t-il.

 

le 06 janvier 2012 à 07:53
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8 Commentaires

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  • sophie70000, le 06/01/2012 à 23h23

    Pour de la chirurgie réparatrice suite à un cancer, je comprends ces femmes mais pour les autres, les pseudos bimbos, pas d'accord de payer pour elles !

  • elixir29, le 06/01/2012 à 18h50

    Et c'est pas terminé !!! l'afssaps a eu également de centaines de signalements concernant les amalgames dentaires au mercure de malades , docteurs , dentistes sans en tenir compte .................

  • nifa63, le 06/01/2012 à 15h27

    Si vous perdez une dent et que vous vous en faites mettre une fausse, serez vous malade dans votre tête ? Les femmes qui se font poser des prothèses ne le font pas pour ressembler à des bimbos, mais juste pour se sentir mieux dans leur corps, en agissant sur une partie du corps qui ne se modèle pas avec des règimes ou du sport. Si ce bien être et les apparences ne sont pas importantes, alors arrêtons de soigner notre image avec des achats de vêtements, d'accessoire, arrêtons d'aller chez le coiffeur, ne changeons plus de couleur de cheveux, n'achetons plus des magazines de mode, et ceci vaut aussi pour les hommes. Ces femmes ont payé leur opération mais n'ont pas à être victime financièrement du manque de contrôle et de vigilance de PIP et des autorités de contrôle qui ne brillent pas encore une fois par leur sérieux. Les contribuables doivent aider ses femmes, comme ils le font pour la personne qui a bu ou fumé toute sa vie. Je pensais qu'en France c'est la principe de solidarité qui s'applique. Le jour où vous serez défiguré dans un accident parce que vous avez roulé trop vite je dirais que je n'ai pas à payer pour vous car en suivant votre argument je dirais "pour avoir roulé comme cela, il est malade dans sa tête".

  • zkr78, le 06/01/2012 à 12h53

    Vous croyez qu'à l'Affsaps il y avait des emplois fictifs, car visiblement personne ne bossait, ils ont du en griller des machines à café !

  • zkr78, le 06/01/2012 à 12h43

    Entièrement d'accord avec vous, mais c'est le boulot des Ministres de la Santé de mettre de l'ordre, car ils savent bien faire des listes de médicaments médicaments pour réduire les remboursements, mais ça s'arrêtent là, pour le reste ça devient de la pure et scandaleuse complicité par corporatisme, ont a eu l'exemple avec les vaxins H1N1.

  • radiobistro00, le 06/01/2012 à 10h41

    Ces chirurgiens auraient du inciter ces femmes à choisir une autre marque....s'ils étaient au courant..ils sont assi fautifs...

  • sarkosiey, le 06/01/2012 à 08h57

    Klar : Le MAS a "arrosé". De toute façon, le contribuable n'a pas à casquer pour ces femmes malades dans leur tête : comment et depuis QUAND l'Administration en est-elle arrivé à cautionner et rembourser de faux seins ??! Si des anciens combattants se font poser de fausses coui.lles, seront-ils remboursés?? On navigue là dans des histoires de fous ! On entre aussi au centre du Scandale avec S majuscule des secteurs médicaux français actuels...Chaîne des grasses rémunérations et des pots de vin contre signatures à tous les niveaux...sur le dos du contribuable !

  • alaingauthe, le 06/01/2012 à 08h28

    L'Affsaps encore eux !!

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