Le docteur Dominique-Michel Courtois (janvier 2011) © A.F.P. / J. Demarthon
Prothèses PIP : Sarkozy promet la transparence
Nicolas Sarkozy a promis "la transparence la plus totale" dans l'affaire des prothèses mammaires de la société française PIP, dans une interview au Généraliste, hebdomadaire qui s'adresse aux médecins, à paraître le 13 janvier.
Publié le 12/01/2012
Prothèses défectueuses : des mises en garde négligées
Selon d'ex-membres de la société PIP entendus par les enquêteurs, l'entreprise était au courant du nombre anormal de ruptures de prothèses, et préférait indemniser les patientes. Un chirurgien marseillais affirme pour sa part avoir dû alerter l'Afssaps à plusieurs reprises avant d'être entendu.
Publié le 06/01/2012
Prothèses défectueuses : comment PIP a caché le scandale
Un processus de fabrication détaillé par oral, sans trace écrite, des produits cachés lors des contrôles : dans un procès verbal de novembre 2010 révélé par TF1, Jean-Claude Mas a détaillé devant les enquêteurs comment il avait pu commercialiser des implants mammaires emplis de gel industriel.
Publié le 06/01/2012
Face à des "contre-vérités", le fondateur de PIP refuse de parler
Il dénonce un "nombre impressionnant de contre-vérités" et redit n'être pas en fuite. Jean-Claude Mas a publié jeudi un communiqué pour dire qu'il réservait ses déclarations à la justice, qui l'a déjà entendu deux fois dans l'affaire des implants PIP.
Publié le 05/01/2012
Prothèses et médicaments : Bertrand veut les mêmes règles
Alors que le scandale des implants PIP prend de l'ampleur, le ministre de la Santé réclame une refonte des règles européennes en la matière, avec un régime d'autorisation de mise sur le marché, comme pour les médicaments.
Publié le 05/01/2012
Le fondateur de PIP entendu par l'Afssaps
Le président de Poly Implant Prothèse a été entendu ces derniers jours sur la composition des implants mammaires fabriqués par sa société, et qui présentent un taux de rupture anormalement élevé. "Les éléments nous laissent penser que ces gels étaient vraiment frelatés", souligne Xavier Bertrand.
Publié le 03/01/2012
Un additif pour carburants dans les implants PIP ?
RTL affirme que ces prothèses, potentiellement cancérogènes, contiennent un mélange de produits jamais testés cliniquement. L'avocat de PIP dément catégoriquement. Le plus important distributeur de produits chimiques au monde a admis avoir fourni du silicone industriel à PIP.
Publié le 02/01/2012
L'ex-patron de PIP va-t-il se relancer dans les prothèses mammaires ?
Selon Nice Matin, Jean-Claude Mas figure dans l'organigramme d'une société au nom de ses enfants, France Implant Technologie (FIT), créée en juin 2011. Mais le fondateur affirme que le projet est abandonné.
Publié le 30/12/2011
Implants défectueux : des négligences partagées ?
Derniers développements dans l'affaire PIP : la société est accusée d'avoir sciemment commercialisé des implants défectueux. Les chirurgiens qui ont opéré les patientes victimes sont eux aussi pointés du doigt. L'Afssaps, quant à elle, est accusée de ne pas avoir rempli son rôle d'autorité de contrôle.
Publié le 27/12/2011
Prothèses PIP: l'assurance maladie va porter plainte au pénal
La Caisse Nationale d'Assurance maladie (Cnam) va déposer plainte d'ici quelques jours au pénal dans l'affaire des prothèses mammaires PIP "pour tromperie aggravée et escroquerie".
Publié le 24/12/2011
Interpol aux trousses du fondateur de PIP... mais dans une autre affaire
Jean-Claude Mas fait l'objet d'une demande d'arrestation par l'organisation policière internationale. Les prothèses mammaires commercialisées par sa société sont soupçonnées d'être dangereuses pour la santé.
Publié le 24/12/2011
"Mes deux implants PIP ont rompu"
TEMOIGNAGE - Alors que le ministère de la Santé recommande "à titre préventif" aux femmes porteuses de prothèses mammaires PIP de se les faire retirer, voici le témoignage de l'une d'entre elles réopérée en novembre dernier.
Publié le 23/12/2011
Le gouvernement recommande "l'explantation" des implants PIP
Cette recommandation est formulée à titre préventif et sans caractère d'urgence, souligne vendredi le ministre de la Santé Xavier Bertrand. 30.000 femmes sont concernées en France, mais il n'y aurait pas de risque accru de cancer.
Publié le 23/12/2011
Implants PIP : va-t-on opérer toutes les femmes porteuses ?
Les autorités sanitaires doivent présenter vendredi leurs recommandations sur la prise en charge de ces femmes. 30.000 femmes en France pourraient devoir repasser par la case opération.
Publié le 23/12/2011
Implants mammaires défectueux : les soupçons s'aggravent
Le Parisien révèle les cas de deux porteuses d'implants PIP, qui ont présenté des problèmes de santé graves après leur opération. Une information judiciaire pour "homicide involontaire" va être ouverte après la mort d'Edwige Ligonèche.
Publié le 27/11/2011
Prothèses PIP : première information judiciaire, 2e décès signalé
Une première information judiciaire pour homicide involontaire a été ouverte dans le dossier des prothèses mammaires PIP, jeudi à Marseille, après le décès en 2010 d'une femme, morte d'un cancer, second décès signalé d'une femme ayant porté ces implants.
Publié le 08/12/2011
Prothèses PIP : huit cas de cancer "signalés"
Huit cas de cancer ont été "signalés" chez des patientes ayant eu des prothèses mammaires PIP défectueuses, a indiqué mercredi le ministère de la santé.
Publié le 14/12/2011
Les 30.000 porteuses d'implants PIP incitées à les faire retirer
Les autorités sanitaires pourraient demander aux porteuses de ces prothèses de se les faire enlever. Valérie Pécresse les invite d'ores et déjà à retourner voir leur chirurgien ; elle a annoncé sur LCI un prochain "plan d'action". Problème : qui paierait la pose de prothèses de remplacement ?
Publié le 20/12/2011
Prothèses PIP : le scandale atteint le Royaume-Uni
Le scandale sanitaire qui se profile en France pourrait s'étendre ailleurs, notamment au Royaume-Uni, où 250 femmes ont porté plainte. En France, les 30.000 femmes porteuses de prothèses PIP pourront toutes être réopérées dans les 6 prochains mois, estime le comité de suivi ministériel.
Publié le 21/12/2011
Prothèses PIP: un scandale à échelle mondiale
Le scandale sanitaire qui se profile en France s'étend ailleurs dans le monde: au Royaume-Uni, 250 femmes ont porté plainte. En Amérique du Sud, ces prothèses sont interdites depuis plus d'un an et demi. D'autres pays sont touchés.
Publié le 22/12/2011
Prothèses mammaires PIP : un nouveau cas de cancer signalé
Un nouveau cas de cancer du sein chez une patiente porteuse de prothèses frauduleuses PIP a été signalé à l'agence des produits de santé, l'Afssaps.
Publié le 12/12/2011
Premier décès d'une porteuse d'implants mammaires défectueux
Une femme, ancienne porteuse des prothèses mammaires Poly Implant Prothèse, une entreprise du Var mise en liquidation judiciaire et dont le patron est soupçonné de fraude, est décédée en début de semaine, a annoncé une association de victimes.
Publié le 24/11/2011
Implants PIP : en Argentine, les victimes s'organisent
En Argentine, les femmes porteuses d'implant PIP sont inquiètes. Réunies en associations, elles réclament le retrait gratuit de leurs implants.
Publié le 28/12/2011
Prothèses mammaires : "dans quelles mesures les enlever", se demande le Pr Lantieri
Laurent Lantieri, chirurgien à l'hôpital Henri Mondor, à Créteil, réagit à l'éventuelle décision du gouvernement de faire retirer les prothèses mammaires défectueuses PIP aux patientes concernées.
Publié le 20/12/2011
Prothèses PIP : les femmes qui en portent doivent voir leurs chirurgiens, selon Pécresse
"Aujourd'hui, nous sommes dans un processus d'évaluation de ces prothèses mammaires, vu les risques de cancer qui apparaissent", a déclaré Valérie Pécresse, la ministre du Budget sur LCI.
Publié le 20/12/2011
Prothèses mammaires PIP : d'autres pays concernés
L'inquiétude gagne en Grande-Bretagne : 500.000 personnes pourraient être touchées et 250 femmes ont déjà porté plainte. A noter qu'en Amérique du Sud ces prothèses défectueuses étaient interdites depuis 2010.
Publié le 22/12/2011
Prothèses mammaires PIP : qui va payer ?
Les autorités sanitaires pourraient demander aux porteuses des prothèses mammaires PIP de se les faire enlever. Problème : qui paierait la pose de prothèses de remplacement, alors que 30.000 femmes seraient concernées.
Publié le 20/12/2011
TF1 News - Comment réagissez-vous à l'annonce par la porte-parole du gouvernement, Valérie Pécresse, d'un prochain "plan d'action" sur le dossier des prothèses PIP ?
Docteur Dominique-Michel Courtois, médecin-expert de l'association des porteuses de prothèses PIP - C'est une victoire extraordinaire : voilà un an et demi que l'association de défense des porteuses de prothèses de la marque PIP réclame que les autorités sanitaires se chargent enfin du dossier. Et il a suffi de quelques semaines de mobilisation médiatique pour faire plier le ministère de la Santé ! Officiellement, pour l'instant, il n'y a pas de décision de prise, et le Directeur général de la santé m'a dit qu'il n'y aurait pas d'annonce plus précise avant le 23 décembre. C'est ce jour-là que la commission ad hoc créée au sein de l'Institut National du Cancer rendra ses conclusions. Mais dans les faits, le ministère de la Santé n'attend plus que l'avis de cette commission. Et tout le monde est d'accord maintenant sur le point le plus important : il faut que les femmes porteuses de ces prothèses aient la possibilité de se les faire explanter. C'est ce qui est ressorti de la dernière réunion du comité de suivi. La prochaine étape, pour nous, aura lieu en janvier, lorsque le comité de suivi devra définir un mode d'intervention pour permettre que toutes les prothèses (il y en a dans les 30.000) puissent être retirées dans un délai raisonnable. C'est-à-dire courant 2012. Et c'est un gros challenge. Une opération d'une telle ampleur n'a jamais été faite dans le monde.
TF1 News - Concrètement, comment prendre en charge 30.000 patientes ?
Evidemment, il ne faut pas qu'à partir du moment où le ministère de la Santé demandera officiellement l'explantation des prothèses, ce soit la panique à bord. Il faut définir dans quelles conditions ces opérations pourront être pratiquées. Mais comme le souligne le professeur Laurent Lantieri (1), nous avons des hôpitaux, des cliniques et des chirurgiens : qu'on leur accorde des salles supplémentaires, et ils pourront gérer cette arrivée de patientes.
TF1 News - Devront-elles vraiment toutes être de nouveau opérées ? Un suivi médical attentif ne serait-il pas suffisant, quand il n'existe pas de signe de rupture de ces prothèses ?
| Certaines veulent aussi pouvoir garder leurs prothèses. C'est un risque, mais elles préfèrent le courir |
Non, les retraits sont nécessaires. Comme le dit le professeur Lantieri, ce n'est plus maintenant un principe de précaution, mais un principe de prévention. Car même lorsque les examens radiologiques ou les IRM ne révèlent rien, on s'aperçoit parfois, lors d'une opération, que la prothèse était déjà rompue. La question du retrait ne se pose plus. Les problèmes à résoudre à présent sont plutôt techniques et médicaux : par exemple, faudra-t-il, pour chaque prothèse explantée, faire une biopsie, une analyse du silicone ? Se posent aussi des questions d'ordre financier : la sécurité sociale prendra en charge les opérations de retrait des prothèses, mais nous devons être attentifs à ce que les chirurgiens ne pratiquent pas de dépassements d'honoraires, qui, eux, ne seraient pas remboursés. Or les chirurgiens plasticiens sont plutôt à cheval sur cette question des honoraires. Ils estiment qu'ils ne sont pas responsables des défauts des prothèses. L'avis de l'Ordre national des médecins, en la matière, est qu'il s'agit là d'un problème de santé publique, et qu'il ne devra donc y avoir aucun dépassement d'honoraire. Nous serons attentifs à ce que les femmes concernées puissent être opérées dans des conditions financières décentes.
TF1 News - Comment réagissent les membres de l'association PPP ?
Elles se félicitent d'avoir enfin été entendues. J'ai vu passer ce matin des mails de victoire. Pour elles, c'est un grand soulagement et l'aboutissement d'un long combat. Mais tout n'est pas encore réglé, et elles restent attentives sur la mise en place de tout ce futur dispositif. Certaines veulent aussi pouvoir garder leurs prothèses tant qu'elles n'ont pas de troubles avérés. C'est un risque pour elles, mais elles préfèrent le courir tant qu'elles n'ont pas la certitude qu'elles pourront bénéficier d'une prise en charge financière à 100% pour le remplacement de leurs implants. Ce n'est pas une décision que j'approuve, mais je la comprends. Ce sont souvent des femmes qui ont économisé des années, qui ont dû faire un emprunt auprès d'une banque, qui se sont fait prêter de l'argent par des membres de leur famille ou des amis, dans un but bien précis. Elles ne peuvent tout simplement pas admettre de ne pas avoir de nouvelles prothèses.
(1) chirurgien plasticien, chef du service "Chirurgie plastique et reconstructive" à l'hôpital Henri Mondor, et membre du comité de suivi dans le dossier des prothèses PIP. Il estime dans Le Parisien que toutes ces femmes peuvent être réôpérées d'ici 6 mois.
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