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Sida : où en est-on en France ?

Edité par
le 01 décembre 2011 à 05h00
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4min
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SantéA l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida ce jeudi, état des lieux de la maladie dans l'Hexagone.

L'épidémie de sida connaît une relative stabilité en France, depuis 2007, selon l'Institut de veille sanitaire (InVS). Sur les quelque cinq millions de tests de dépistage réalisés en 2010, environ 10.800 ont révélé une contamination par le VIH et près de 6.300 personnes ont découvert leur séropositivité à cette occasion. En 2008 déjà, les nouvelles contaminations étaient d'environ 7.000. Ces chiffres signifient qu'"on n'arrive pas à faire reculer le nombre de nouveaux cas", a déclaré à Reuters Eric Fleutelot, directeur général adjoint de Sidaction. Mais, ils indiquent aussi qu'il n'y a "pas de généralisation de l'épidémie à toute la population". On observe un "relâchement depuis le début des année 2000" en particulier dans la communauté gay face à une maladie qui suscite moins de craintes grâce à l'efficacité des traitements, relève Caroline Semaille de l'Invs.
 
Ceux qui sont les plus touchés : la région Ile-de-France concentre 44% des nouveaux cas dépistés en 2010 tandis que Guyane, Guadeloupe et Martinique représentent 9% des cas. Pour Olivier Denoue, directeur général délégué de l'association Aides, "les populations vulnérables, gays et migrants, restent les plus touchées, avec une épidémie qui reste très active dans ces populations". Autre élément à souligner : si, parmi les personnes découvrant leur séropositivité pour le VIH, la proportion des jeunes de moins de 25 ans est restée relativement stable entre 2003 et 2010 (environ 12%), celle des 50 ans et plus a significativement augmenté (de 12% à 18%).
 
Comment se fait la contamination : Selon les données des laboratoires français d'analyses, parmi les personnes ayant découvert leur séropositivité en 2010, on estime que 57% ont été contaminées lors de rapports hétérosexuels, 40% lors de rapports entre hommes et 1% par usage de drogues injectables.
 
Un dépistage trop tardif : 50.000 personnes en France ignorent encore qu'elles sont porteuses du VIH, selon des estimations. D'après les spécialistes, un tiers des découvertes de séropositivité se font "trop tardivement". C'est principalement le fait d'hétérosexuels ou d'usagers de drogues injectables qui sont "moins sensibilisés" au problème du sida ou moins bien suivis médicalement et "qui ne recourent au diagnostic que lorsqu'elles perçoivent des symptômes", selon l'étude de l'Invs.
 
De l'intérêt d'un diagnostic précoce : "Le dépistage, c'est le coeur du réacteur", insiste Olivier Denoue. En réduisant le délai entre la contamination et la connaissance du statut sérologique, la personne concernée est traitée plus rapidement. Et de cette façon "on coupe la chaîne des contaminations", puisque le traitement réduit le risque de transmission du VIH, souligne Eric Fleutelot.
 
Les idées fausses persistent. Si la maladie est moins crainte globalement, certaines croyances subsistent. 21% des personnes continuent de croire que le virus peut se transmettre par une piqûre de moustique, 13% dans des toilettes publiques et 6% en buvant dans le verre d'une personne contaminée.
 
"Serez-vous le candidat de la fin du sida ?" A l'approche des échéances électorales de 2012 en France, Aides a décidé de s'immiscer dans le débat politique en présentant dix mesures pour garantir l'accès aux soins et les droits des malades, en France et à l'international. L'association compte interpeller à la fois les candidats à la présidentielle et aux législatives sur ses propositions, avec pour slogan: "Serez vous le candidat de la fin du sida ?". "On est à un carrefour de l'épidémie, on a les moyens de l'arrêter et on aimerait que le prochain président soit celui qui mette en place les mesures qui seront impactantes pour enrayer l'épidémie en France et à l'international", explique Olivier Denoue.

Commenter cet article

  • jowjow13 : Bien dit :)

    Le 01/12/2011 à 17h11
  • angelle6369 : C'est encore trôp un sujet "tabou" que ce soit en france ou ailleurs !!

    Le 01/12/2011 à 10h41
  • jforj : C'est completement dingue de lire ce genre de commentaires, surtout sur un sujet aussi grave. Vous faites probablement partie de ceux qui pensent que ca n'arrive qu'aux autres et qu'on a que ce qu'on merite dans la vie Libre a vous.. Heureusement qu'il existe encore des gens qui savent eprouver de la compassion pour autrui et qui ne se comprtent pas en parfaits egoistes.

    Le 01/12/2011 à 10h23
  • 732..poitier : Il faut bien appeler un chat un chat....

    Le 01/12/2011 à 08h33
  • musai : Ce n'est pas de la discrimination, c'est une constatation "scientifique"! Quand ils écrivent plus bas:" : si, parmi les personnes découvrant leur séropositivité pour le VIH, la proportion des jeunes de moins de 25 ans est restée relativement stable entre 2003 et 2010 (environ 12%), celle des 50 ans et plus a significativement augmenté (de 12% à 18%).", Là vous ne criez pas au scandale? La discrimination est dans des propos tels que les votre!

    Le 01/12/2011 à 07h54
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