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Etude sur le soutien-gorge : "Je n'ai jamais dit 'enlevez-les'"

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le 12 avril 2013 à 20h34 , mis à jour le 13 avril 2013 à 23h00.
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4min
 Un modèle de soutien-gorge

Un modèle de soutien-gorge / Crédits : AFP

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Santé Selon une étude menée par un professeur du CHU de Besançon, le soutien-gorge est un "faux besoin" et n'empêcherait pas les seins de tomber. Si ce résultat surprend, le coeur du problème serait d'abord le choix du soutien-gorge.

"Je n'ai jamais dit : enlevez vos soutiens-gorge !". Jean-Denis Rouillon a tenu à tempérer son étude sur le soutien-gorge. De France Bleu Besançon, au Telegraph en passant par le New York Post, ses résultats ont fait le tour du monde. Et le professeur avoue à 20 Minutes : "Ça commence un peu à me saouler".  

Le professeur du CHU de Besançon a pourtant bien semé le trouble avec son étude menée pendant une quinzaine d'années . Le soutien-gorge, censé éviter le relâchement cutané et soulager le mal de dos,  ferait tout l'inverse.

Pour parvenir à ce résultat, ce médecin du sport a mesuré au pied à coulisse et à la réglette les poitrines de quelque 130 femmes.  "Nos premiers résultats valident l'hypothèse que le soutien-gorge est un faux besoin, avait expliqué Jean-Denis Rouillon à France Info. Médicalement, physiologiquement, anatomiquement, le sein ne tire pas bénéfice d'être privé de la pesanteur. Au contraire, il s'étiole avec le soutien-gorge". Pour les patientes qui ont participé à cet essai, l'intérêt de se libérer de cet accessoire de mode est clair : elles respirent mieux, se tiennent plus droite et ont moins mal au dos.

Des études effectuées sur des femmes jeunes

Et pourtant, neuf Françaises sur dix portent un soutien-gorge, et en la matière elles sont plutôt dépensières. Selon une étude de l'Institut français de la mode (IFM), elles ont dépensé en moyenne 97 euros pour leurs sous-vêtements en 2012, les 15 à 24 ans étant celles qui dépensent le plus : 144,80 euros par an.

Depuis plusieurs années, le CHU de Besançon s'intéresse à cette question. En 2006, Laetitia Perrot, ancienne handballeuse, y a consacré sa thèse de médecine, sous la direction de Jean-Denis Rouillon, en s'intéressant aux sportives de haut-niveau. L'arrêt du port du soutien-gorge avait montré que les seins ne tombaient pas, bien au contraire. Ils étaient rehaussés. Bémol : cette étude a été menée sur des femmes de 18 à 25 ans, qui faisaient des bonnets B et C, et sur des sportives.

Jean-Denis Rouillon ainsi tempéré les résultats de son étude : ils sont préliminaires et l'échantillon de femmes dont il a mesuré la poitrine n'est pas réprésentatif. "Il serait dangereux de conseiller aux femmes d'arrêter de mettre des soutiens gorge", a-t-il indiqué sur France Info.  

Une étude va, elle, plus loin et met en avant la dangerosité du soutien-gorge. Il provoquerait des cancers selon deux Américains, Ross Singer et Soma Grismaijer, auteurs d'un ouvrage publié en 1995 : "Le soutien-gorge et le cancer du sein. Une lingerie de séduction dangereuse ?". Le soutien-gorge en comprimant la poitrine serait à l'origine de kystes et de tumeurs cancéreuses. Interrogé par TF1News, l'Institut national du cancer indique qu' "aucune étude existe sur le sujet". L'Institut Curie et le CNRS (Centre national de la recherche scientifique) ont, eux, indiqué à Terraéco que ces thèses étaient "fantaisistes". 

L'important : le choix du soutien-gorge

Pour Corinne Le Sauder, osthéopathe, la question est ailleurs. "Porter ou non un soutien dépend de la taille du sein, de l'âge, de la qualité de la peau et de la physiologie des femmes, indique à MYTF1News la présidente du syndicat des médecins ostéopathes. Mais il est vrai que les bretelles appuient sur les muscles des épaules, qui sont des muscles respiratoires donc le soutien-gorge joue effectivement un rôle sur la respiration. C'est un phénomène normal". 

"L'important est davantage le choix du soutien-gorge, ajoute-t-elle. Il ne faut pas qu'il soit trop serré et que les baleines ne rentrent pas dans les seins car cela peut casser la glande mammaire et créer des lésions". Donc quelques conseils pour la santé de vos seins : choisir un soutien-gorge adapté, éviter le sur-poids, avoir une bonne alimentation, ne pas fumer et faire du sport.

Commenter cet article

  • cailloux13 : Vous parlez pour vous mais les autres ne sont pas obligées d'être de votre avis. Un soutien-gorge n'est pas un cache sein, il vous permet d'être à l'aise et que vos seins restent bien en place afin de vacquer à vos occupations sans y penser. Moi je dis, vive le soutien-gorge !

    Le 18/04/2013 à 13h20
  • laton21 : Cette étude est menée par des professeurs et des praticiens ! qu'ils soient hommes ou femmes n'est pas le problème à partir du moment ou ils sont compétents. [mode HS]Malheureusement, c'est l'inverse qui se passe au gouvernement ou plutot que d'attribuer des responsabilités à des personnes compétentes, on met des potiches en place au nom de cette fameuse parité (/mode HS]

    Le 13/04/2013 à 11h16
  • mrmyst : Il n'y a que moi que ça choque de voir que ce genre d'études est mené par des hommes?

    Le 13/04/2013 à 10h39
  • barbac56 : Pas net vous...

    Le 13/04/2013 à 09h36
  • pamina78 : Ca, c'est de la désinformation ... Tout dépend quelle pilule et la façon de la prendre (avec cigarette par exemple ou d'autres traitements). Ne généralisez pas !

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