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DOSSIER : Sport et Handicap

"Le sport permet de dépasser le handicap"

Edité par
le 18 juin 2012 à 09h33 , mis à jour le 27 juillet 2012 à 18h26.
Temps de lecture
5min
Pour le spécialiste, la pratique d'un sport va permettre à la personne handicapée d'améliorer sa force, d'entretenir sa souplesse articulaire mais aussi de lutter contre la sédentarité.

Pour le spécialiste, la pratique d'un sport va permettre à la personne handicapée d'améliorer sa force, d'entretenir sa souplesse articulaire mais aussi de lutter contre la sédentarité. / Crédits : Amélie GAUTIER/TF1

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Dossier Sport et handicapINTERVIEW - Il n'y a pas que les champions paralympiques ! La Fédération française Handisport compte quelques 30.000 licenciés. Un spécialiste nous parle des 1001 bienfaits du sport en situation de handicap.

Les Jeux Paralympiques de Londres, qui se déroulent du 29 août au 9 septembre 2012, seront les plus importants jamais organisés. Sous le drapeau tricolore, 154 athlètes ont été sélectionnés. Avec cet objectif : remporter 16 médailles d'or. A cette occasion, TF1 News consacre un dossier spécial au handisport. Nous sommes allés à la rencontre de ces sportifs de haut niveau pour qui sport rime avec dépassement du handicap, mais aussi d'associations et d'experts. Découvrez de nouveaux sujets tout au long de cet été.
 

TF1 News : Quand on pense sport, on pense bien sûr vertus physiques. Qu'en est-il quand on est en situation de handicap ?
Dr Rusakiewicz* : La pratique d'un sport va permettre d'améliorer sa force, d'entretenir sa souplesse articulaire mais aussi d'en gagner, de lutter contre la sédentarité. Prenons le cas d'une personne paraplégique ou tétraplégique qui est en fauteuil roulant. Une activité sportive va permettre de solidifier son ossature entre autres bienfaits. Ces gains de force acquis vont lui servir au quotidien : elle apprend à mieux manier son fauteuil mais aussi à être confrontée à des situations "plus risquées" que ne l'est son environnement de tous les jours. Il va falloir se déplacer, s'entraîner, faire face aux difficultés d'accès aux vestiaires, aux bassins etc. Cela lui permet de développer son autonomie.
 
TF1 News : Qu'en est-il des bienfaits psychiques ?
Dr R. : Là aussi, il existe beaucoup de points positifs. D'abord, l'amélioration de l'estime de soi. Une personne amputée qui se voit régulièrement en maillot de bain va davantage accepter cette image corporelle perturbée. Le fait de montrer sa différence va diminuer cette sensation de différence justement. L'activité physique va permettre une auto-valorisation. On va se découvrir des capacités qu'on ne soupçonnait pas. Le sport va permettre d'assumer son handicap, de se l'approprier, de le dépasser. Sans viser une médaille aux jeux paralympiques, se mettre à une activité relève toujours un peu du défi. Il y a la notion de dépassement de soi, une notion valable d'ailleurs pour tous, en situation de handicap ou non. Et puis, il y a aussi les bénéfices sociaux. On va être en contact avec d'autres personnes, certaines ayant le même problème que nous, ou pas, et se sentir moins marginalisé.
 
TF1 News : Toutes les personnes handicapées peuvent-elles faire du sport ?
Dr R. : Je pense que oui. Evidemment, je vous parle ici de sport classique, pas de sport extrême. Je ne vais pas conseiller à quelqu'un qui est tétraplégique ou paraplégique de faire du parapente ou de sauter en parachute comme on a pu le voir dans un film récemment. Je ne cautionnerai pas une telle activité pour quelqu'un ayant une fragilité osseuse. Mais à part ça, avec une structure adaptée, tout est faisable : des tétraplégiques qui font de la plongée, des amputés qui jouent au ping-pong, un déficient visuel qui fait de l'escalade, des infirmes moteurs cérébraux de l'équitation... Il y a bien évidemment des sports davantage conseillés selon le handicap. Pour la plupart des pathologies, la natation reste le plus adapté. Pour les paraplégiques, on va conseiller le basket en fauteuil, mais aussi l'escrime, l'haltérophilie, le tennis en fauteuil roulant.
 
TF1 News : Que diriez-vous à quelqu'un qui hésite, qui ne se sent pas capable...
Dr R. : D'y goûter. Je lui dirais d'essayer une des activités, de vaincre ses premières craintes. L'objectif est de prendre du plaisir plus que de réaliser une performance quelconque. Il y a des professionnels dont c'est le métier d'encadrer et d'amener des personnes en situation de handicap vers une activité physique et sportive. Il ne faut surtout pas se dire que le fait d'être handicapé ne permet pas ce genre de pratique. Il ne faut pas se freiner, bien au contraire. Il faut essayer de se stimuler, de se faire plaisir et on l'a vu, c'est tout bénéf !

*Le Dr Rusakiewicz est médecin du sport travaillant en rééducation à la Fédération française Handisport.

* Le club des supporters handisports sur Facebook

Notre dossier sport et handicap

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  • kosotto1 : Bravo à tous ces sportifs pour leur courage et leur motivation et les leçons de vie qu'ils nous donnent tous les jours.

    Le 19/06/2012 à 07h39
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