En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation. En savoir plus
×
ARCHIVES
DOSSIER : Sport et Handicap

Le sport : plus qu'une activité, une thérapie pour les handicapés

par
le 21 août 2012 à 17h19 , mis à jour le 21 août 2012 à 19h41.
Temps de lecture
3min
Sport et handicap - Zoom sur un sportif en fauteuil roulant

Crédits : Photodisc/Photodisc/Thinkstock

À lire aussi
Dossier Sport et handicapSi pour tout valide, le sport est un moyen de se maintenir en forme et de se détendre, il peut prendre une toute autre dimension pour les personnes handicapées. C'est la fameuse notion de résilience ou comment rebondir et se dépasser par la pratique du sport. Explications.

Les Jeux Paralympiques de Londres, qui se déroulent du 29 août au 9 septembre 2012, seront les plus importants jamais organisés. Sous le drapeau tricolore, 154 athlètes ont été sélectionnés. Avec cet objectif : remporter 16 médailles d'or. A cette occasion, TF1 News consacre un dossier spécial au handisport. Nous sommes allés à la rencontre de ces sportifs de haut niveau pour qui sport rime avec dépassement du handicap, mais aussi d'associations et d'experts. Découvrez de nouveaux sujets tout au long de cet été.

 

En France, le neuropsychiatre Boris Cyrulnik a été l'un des premiers à développer le concept de résilience qu'il définit comme "la reprise d'un nouveau développement après un traumatisme". Dans le cadre du premier congrès sur la résilience qui s'est tenu à Paris du 7 au 10 juin 2012, il était normal que cette notion se trouve appliquée au sport et plus particulièrement au sport pratiqué par les handicapés pour lesquels il devient parfois, plus qu'une activité, une véritable thérapie. La preuve quand on revient aux origines étymologiques du terme.
 

La résilience, un processus dynamique
Le terme résilience vient en effet du latin resilio que l'on peut traduire par rebondir, rejaillir, résister ; et pour qu'un sportif entre en résilience, il faut qu'il ait connu un traumatisme physique ou psychologique. C'est précisément ce qui en fait un processus dynamique. Un sportif, qu'il soit handicapé ou valide, commence souvent à pratiquer une activité simplement pour essayer, pour le plaisir, avant que son implication ne devienne ensuite motivée par l'envie de progresser et de chercher à faire toujours mieux. Mais derrière ces motivations intrinsèques, le psychologue du sport Hubert Ripoll distingue d'autres motivations à la pratique d'un sport, celles "d'obtenir une récompense, de s'affirmer, de satisfaire son égo et enfin, de parvenir à une autre image de soi".
 

Le sport pour se réaliser
C'est dans les interactions entre ces différents types de motivation que la résilience trouverait tout son sens pour un sportif handicapé. Le sport serait pour lui un moyen de se surpasser, de dépasser ses blessures physiques ou morales, en changeant l'image qu'il a de lui. Une fois cette nouvelle perception acquise, le sport, quand il est pratiqué en haut niveau devient pour un handicapé une manière ultime de faire connaître sa discipline et d'être lui-même reconnu pour sa réussite.
Ryadh Sallem, sportif handicapé de naissance au palmarès spectaculaire*, avoue ainsi avoir trouvé un équilibre et s'être volontairement confronté à ses limites physiques et au regard de l'autre en pratiquant la natation puis le handi basket de haut niveau. Aujourd'hui entraîneur de l'équipe de France de rugby fauteuil, sélectionnée au Jeux paralympiques de Londres 2012, il assure au final que "le sport a été un élément qui [lui] a permis d'être en paix avec [son] corps". Un accomplissement de soi et une vraie revanche sur la vie.
 
*Champion d'Europe de natation, triple Champion d'Europe de basket

Commenter cet article

      Nous suivre :
      Une journaliste démissionne en direct pour se battre pour la légalisation du cannabis

      Une journaliste démissionne en direct pour se battre pour la légalisation du cannabis

      logAudience