En encaissant un troisième but face aux Portugais, Petr Cech et les Tchèques se sont compliqué la vie © ReutersAu lendemain de la victoire des Turcs sur la Suisse (2-1) et de la défaite des Tchèques face au Portugal (1-3), la situation dans le groupe A pourrait donner lieu à une grande première dans l'histoire de l'Euro.
La République tchèque et la Turquie s'affrontent dimanche pour la deuxième place qualificative, derrière le Portugal, d'ores et déjà premier du groupe. En cas de match nul, le vainqueur, et donc deuxième qualifié du groupe pour les quarts de finale, sera désigné à l'issue d'une séance de tirs au but, sans prolongation au préalable.
Si la République tchèque n'avait pas encaissé de troisième but dans les arrêts de jeu face au Portugal mercredi, on n'en serait pas là. Mais voilà, après deux matchs, Turquie et République tchèque comptent toutes deux 3 points, et une différence de buts strictement identique (2 buts marqués et 3 buts encaissés pour les deux équipes).
En cas de match nul dimanche, une réglementation de l'UEFA - l'article 7.09 du titre V du règlement de l'Euro) - apparue cette année prévoit une séance de penaltys à l'issue de la rencontre, pour départager les deux formations.
Les Italiens à pile ou face
Une solution à suspense, moins radicale que la législation en vigueur jusqu'alors, selon laquelle, en cas d'égalité parfaite, l'indice UEFA du pays était l'ultime critère pour départager deux formations.
Lors de l'Euro 1968, l'Italie avait obtenu sa place en finale de manière encore plus saugrenue. Après un pénible 0 - 0 en demi finale, les Italiens avaient battu la Yougoslavie... à pile ou face ! Deux ans plus tard, on décida que des prolongations, puis une séance de tirs au but serviraient à départager deux équipe à égalité.
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