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Par Henri SECKEL, le 29 juin 2008 à 22h55, mis à jour le 29 juin 2008 à 23:26
Un but de Fernando Torres à la 33e minute a suffi, l'Espagne est devenue championne d'Europe en battant l'Allemagne 1 - 0 dimanche à Vienne. Cela faisait 44 ans que l'Espagne n'avait plus remporté un grand tournoi international.
Le gardien et capitaine espagnol Iker Casillas reçoit le trophée Henri-Delaunay des mains du président de l'UEFA Michel Platini © ReutersL'Espagne a remporté le 13e championnat d'Europe, en battant logiquement l'Allemagne 1-0, grâce à but de filou marqué peu après la demi-heure de jeu par l'attaquant de Liverpool Fernando Torres. Quatre ans après une ultradéfensive équipe de Grèce, l'Espagne, meilleure attaque du tournoi, et qui possède en son sein le meilleur buteur de la compétition (David Villa, 4 buts) a prouvé que victoire pouvait rimer avec beau jeu. Les Espagnols, avec les Russes et les Hollandais, ont été les joueurs les plus agréables à regarder. L'Euro couronne finalement l'équipe à la qualité technique la plus remarquable.
Dans une finale d'un bon niveau, c'est pourtant l'Allemagne qui était la mieux partie, face à des Espagnols favoris des médias, et un peu accablés par le poids de ce statut. Mais au fil des minutes, la virtuosité technique espagnole, où les passes se multiplient sans pertes de balle, a pris le pas sur le potentiel physique des Allemands, qui, a l'image de leur capitaine Michael Ballack, finalement titulaire, n'ont que rarement été dans le coup.
Ballack, la malédiction continue
Après avoir, de la tête, expédié le ballon sur le poteau de Jens Lehmann à la 23e minute de jeu, Fernando Torres trouvait la faille dix minutes plus tard en piquant son ballon au dessus du gardien allemand après une incompréhension entre ce dernier et le défenseur du Bayern Munich Philip Lahm. Grâce à la deuxième réalisation d' "El Nino" dans le tournoi, les Espagnols regagnaient les vestiaires avec un but d'avance et de bonnes raisons d'y croire.
La deuxième période vit les Allemands s'activer un peu, notamment sous l'impulsion de Kevin Kuranyi. Mais il était dit que cet Euro serait celui des petits attaquants vivaces et non celui des défenseurs au gabarit d'armoires à glace. Sous les yeux de la chancelière allemande Angela Merkel, du Premier ministre espagnol Jose Luis Zapatero et du roi d'Espagne Juan Carlos, la malédiction a donc poursuivi Michael Ballack, qui a encore enrichi sa collection de finales manquées.
C'en est donc fini de l'Espagne toujours favorite, jamais victorieuse. Avec cette équipe composée de joueurs aussi jeunes que talentueux - Fabregas (21 ans), Sergio Ramos et Silva (22 ans), Iniesta ou Torres (24 ans) - il se peut que l'Europe du football parle espagnol pendant plusieurs années.
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