L'Euro débute, les Bleus tuent le temps

Par H.S. (avec agence), le 07 juin 2008 à 18h19 , mis à jour le 07 juin 2008 à 18h38

A moins de 48 heures de leurs grands débuts dans la compétition, l'ennui guette les Bleus. Retranchés dans leur palace, coupés du monde, les Bleus n'ont qu'une hâte : que les choses sérieuses commencent.

Karim Benzema euro 2008Karim Benzema / Olympique lyonnais / 20 ans / 11 sélections / 3 buts

Ce n'est pas qu'on s'ennuie, mais presque. "On a des fourmis dans les jambes, mais on arrive à s'occuper". Sidney Govou résume l'état d'esprit des Bleus. L'envie d'en découdre et d'arriver au bout de l'interminable attente. Entre parties de cartes, tennis de table, vidéos et plaisanteries, les Français tuent le temps comme ils peuvent à deux jours de leur entrée en lice à l'Euro, retranchés dans leur palace noyé dans la brume.
 
Comme ses partenaires, Sidney Govou s'est entraîné une heure par jour depuis l'arrivée en Suisse. Hormis ces séances de fin d'après-midi, les Français s'occupent comme ils peuvent. "On ne fait pas grand'chose, on a la chance d'avoir une belle salle de jeux. Il y en a qui jouent aux cartes, au ping-pong, aux dominos... Ça discute à droite à gauche", décrit Govou. "Ça se passe bien, on a hâte de commencer la compétition".

On ne voit même pas le Lac Léman

L'encadrement de l'équipe de France avait prévu cette impatience en faisant équiper le Mirador Kempinski de cette vaste salle de jeux, qui réjouit Sébastien Frey : "Il y a une salle de jeux, on y passe pas mal de temps, on rigole ensemble, ça permet de se retrouver." Sidney Govou est moins enthousiaste : "C'est pour tuer le temps".

Perchés dans leur château "4 étoiles", les Français n'ont même pas le loisir d'admirer le lac Léman, qui s'étire au bas du Mont-Pèlerin. Depuis leur installation, l'hôtel est la plupart du temps perdu dans les brumes ou les nuages accrochés sur les reliefs alpins. "Les structures sont très belles. Le seul inconvénient, c'est le mauvais temps", explique Frey.
 
Raymond Domenech a souhaité assurer à ses joueurs une tranquillité maximale, et le Mirador est devenu une forteresse inviolable. Par diplomatie ou conviction, Govou comme Frey ont défendu cet isolement décrété par l'encadrement. "Ce n'est pas évident mais on sait tous qu'il faut en passer par là si on veut être performant", a soutenu Govou. Frey a tout de même laissé percer son soulagement à l'idée de basculer prochainement dans la compétition : "Le plus dur a été fait."

Par H.S. (avec agence) le 07 juin 2008 à 18:19
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1 Commentaires

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  • Joss, le 08/06/2008 à 09h17

    Arreter d'appeler cette equipe l'équipe de France.Ce n'est qu'une équipe de mercenaires d'Adidas,coca cola, papier lotus, TF1, Canal ,ect ect. Seul le fric les interessent.Cela n'a plus rien à voir avec le sport c'est tout juste un spectacle.

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