Jouer ou déjouer, telle est la question

Par A.C., le 25 juin 2008 à 16h40 , mis à jour le 26 juin 2008 à 15h44

Les deux équipes, parmi les plus offensives de cet Euro, s'affrontent vendredi sur la pelouse de Vienne. La parole sera sans nul doute aux attaquants.

Le russe ArshavinLe russe Arshavin © REUTERS

Pour la Russie, l'heure de la revanche a sonné. Les joueurs de Guus Hiddink retrouvent les Espagnols vendredi à Vienne pour la deuxième demi-finale de l'Euro, deux semaines après leur lourde défaite 4 à 1 lors du premier tour de l'Euro. Sur le papier l'affiche est alléchante, avec d'un côté la révélation Arshavin, et de l'autre les artistes que sont Torres et Villa. Mais la partie pourrait ne pas être aussi folle que prévu. La condition physique des Espagnols, qui arrivent fatigués, pourrait les inciter à jouer la prudence, comme ils l'ont fait face à l'Italie.
 
De l'autre côté, nul doute qu'on n'hésitera pas à jouer tout pour l'attaque. Le sorcier Guus Hiddink à sa tête, la sélection russe est la surprise de cet Euro. L'entraîneur néerlandais a ajouté la manière, transformant une équipe au jeu autrefois moribond en une machine offensive bien huilée qui a terrassé les Pays-Bas à leur propre jeu en quart de finale. Hiddink a transfiguré les joueurs russes, leur rabâchant sans cesse l'importance de développer un football attractif, aussi plaisant pour les foules que redoutable pour les défenses adverses.
 
Hiddink, un doux dur
 
Pour le spécialistes, la réussite russe n'a cependant rien de surprenant. Car Guus Hiddink n'en est pas à son coup d'essai et son bilan parle pour lui : il a hissé deux équipes très moyennes, la Corée du Sud et l'Australie, respectivement en demi-finale du Mondial 2002 et en huitième du Mondial 2006. Le sélectionneur néerlandais assure pourtant qu'il ne détient pas la formule miracle pour transformer des équipes faiblardes en redoutables armadas. "Il n'y a pas de secret. J'aime juste travailler avec des jeunes gens. S'ils sont ambitieux et talentueux, alors j'ai de l'énergie et les joueurs me donnent de l'énergie en retour", explique-t-il.
 
Peu habitué à mâcher ses mots, il n'hésite pas à se montrer très dur à l'égard de ses joueurs, même en public, comme il a pu l'être vis-à-vis de son attaquant Roman Pavlyuchenko. Après la débâcle russe en ouverture de la compétition face à l'Espagne, il avait fustigé en conférence de presse la "naïveté" de ses ouailles, les exhortant à grandir rapidement. Mais il sait aussi leur rendre hommage le moment venu : deux semaines plus tard, il salue leur évolution fulgurante et qualifie leurs dernières prestations d'"ahurissantes". Aujourd'hui, alors que la Russie a largement atteint ses objectifs, Hiddink semble avoir encore relâché la bride, encourageant ses joueurs à profiter de tous les moments passés en Autriche pour ne surtout pas se mettre de pression inutile. Et peut être ainsi, accéder au rêve... le titre européen.

Le mauvais temps : l'invité surprise

Des rafales de vent jusqu'à 80 km/h et des  averses orageuses, ponctuellement accompagnées de grêle, sont prévues sur Vienne  ce jeudi soir. L'orage ne sera pas aussi violent que mercredi soir, mais il devrait se  produire au même moment et durer deux heures.
Mercredi soir, un violent orage a frappé la capitale autrichienne. Il a entraîné une coupure de courant au centre opérationnel de diffusion télévisée de l'Euro, ayant pour conséquence plusieurs interruptions de la  retransmission de la demi-finale entre l'Allemagne et la Turquie dans le monde  entier. Par ailleurs, la zone de visionnage officielle de Vienne avait été évacuée de ses 28.000 spectateurs. 

Par A.C. le 25 juin 2008 à 16:40
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