24h d'attente pour filmer sur la place Tiananmen

Par A.C. (avec agence), le 05 août 2008 à 17h42 , mis à jour le 05 août 2008 à 18h09

Poursuivant les restrictions, les autorités demandent aux médias de s'inscrire sur une liste d'attente pour faire des interviews sur la célèbre place.

Des soldats chinois sur la place Tiananmen à PékinDes soldats chinois sur la place Tiananmen à Pékin © REUTERS

Restriction de l'internet, journalistes très encadrés sur les différents sites... Il va décidément être bien compliqué pour les médias de faire leur travail dans les meilleures conditions à Pékin, lors des Jeux olympiques. Le comité d'organisation chinois demande en effet à tous les journalistes souhaitant filmer sur la célèbre place Tiananmen, de demander une autorisation 24 heures à l'avance.
 
Cependant, précise la ville de Pékin, la mesure est facultative et est destinée à "aider" les reporters étrangers. Les journalistes inscrits se verront assigner une escorte et pénétreront sur la place par un accès placé sur le côté Est. Et les journalistes non enregistrés ne se verront pas interdire l'accès à la place, mais la ville de Pékin ne précise pas la manière dont ils seront traités. Le CIO s'est montré étonné et irrité par cette mesure. "Nous voulons en savoir plus sur cette situation", a déclaré la porte-parole du CIO. "Ce n'est pas comme cela que nous comprenons le fonctionnement opérationnel. Il ne fait aucun doute que nous allons régler cette affaire rapidement", dit-elle.
 
Cette nouvelle mesure, trois jours avant le début des Jeux olympiques, a été  prise au lendemain d'une manifestation de Pékinois mécontents tout près de la  place Tiananmen, interrompue par la police. De grands rassemblements sont prévus sur la place lors des JO, où se  tiendront notamment des événements culturels. Tiananmen, siège du pouvoir politique en plein centre de Pékin, reste un lieu sensible pour les autorités notamment parce qu'il est lié aux manifestations en faveur de la démocratie du printemps 1989, réprimées dans le sang.

L'ex-rival de Jacques Rogge dénonce

Dick Pound a critiqué mardi la gestion maladroite et tardive par le Comité international olympique de la limitation par les autorités locales de l'accès à internet pour les journalistes étrangers. "Des dommages considérables ont été occasionnés au CIO, et selon moi ce qui était le problème des autres est devenu notre problème, alors que ça n'aurait pas du l'être", dit-il. Le rival de l'actuel président Jacques Rogge lors de l'élection à la présidence du CIO en 2001 estime également que le comité a "frôlé" le désastre concernant le relais plus que mouvementé dans le monde entier. "C'est seulement le tremblement de terre au Sichuan qui a détourné l'attention. J'aurais recommandé de ne pas autoriser la partie internationale du relais", estime-t-il.

Par A.C. (avec agence) le 05 août 2008 à 17:42
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