Déception en revanche pour la sabreuse française Anne-Lise Touya (d), favorite et éliminée dès son entrée en lice, symbole d'une délégation française rarement à la hauteur, sans médaille après une journée d'épreuves. © ReutersLes trois plus grands espoirs de médailles français ont tous été douchés tôt ce matin. Anne-Lise Touya, Franck Dumoulin et Frédérique Jossinet ont loupé leur entrée dans les Jeux. Si les deux premiers auront l'occasion de se rattraper lors d'épreuves à venir, la dernière peut rentrer en France. Après quatre ans d'attente, ses Jeux auront duré 24 secondes.
La judoka, vice-championne olympique dans la catégorie des - de 48 kilos, a en effet été cueillie à froid par la Kazakhe Kelbet Nurgazina pour son entrée dans la compétition. Un Ippon et 24 secondes de combat ont scellé son sort. Un autre français, que l'on n'attendait pas, a redoré le blason du judo tricolore. Le jeune Dimitri Dragin (23 ans), dans la cétégorie des - de 60 kilos, ne s'est incliné qu'en demi-finale après avoir notamment sorti le vice-champion olympique en titre, le Géorgien Nestor Khergiani. C'est la bonne surprise du jour.
Anne-Lise Touya, chef de file de l'équipe de sabre féminin, a été sortie dès les 16e de finale, tout comme ses compatriotes Carole Vergne et Léonore Perrus. Les trois escrimeuses auront l'occasion de sauver leurs Jeux lors de l'épreuve de sabre par équipe, qui aura lieu jeudi 14 août.
Dumoulin vide son chargeur sur la Fédération
Enfin, Franck Dumoulin, que l'on attendait sur le podium de l'épreuve de tir au pistolet à 10 m - il fut champion olympique de la discipline à Sydney en 2000 - a manqué de précision, échouant à la 25e place des qualifications. Déçu, le tireur a fusillé sa fédération, expliquant qu'on lui avait imposé un entraîneur (le Serbe Zeljko Todoric), ce qui lui aurait "fait perdre trois années de carrière" : "Humainement, il ne me convient pas. Je n'ai pas eu le choix de l'accepter ou pas. Quand j'ai exposé le problème, on m'a menacé de me sortir du circuit", a déclaré le policier bordelais. "Cette politique fédérale relève du 'Marche ou crève'. Il serait temps qu'on demande leur avis aux athlètes sur le choix des entraîneurs." Pour entrer en finale, il fallait accrocher la huitième place, ce qu'a fait Walter Lapeyre. Le fonctionnaire de police, natif de Pau, a finalement décroché la septième place du tournoi.
Le cycliste Jérôme Pineau a longtemps entretenu l'espoir d'une première médaille bleue. Dans la bonne échapée lors de la course en ligne sur le superbe parcours de 245 kilomètres, il a été lâché dans les derniers kilomètres, pour terminer à la 14e d'une épreuve remportée par l'Espagnol Samuel Sanchez. Pour couronner le tout, on a appris le forfait du cavalier Nicolas Touzaint, en raison de la blessure de son cheval Galan de Sauvagère. Après le retrait de Jean Teulère vendredi, l'équipe de France d'équitation ne compte plus que trois membres, au lieu de cinq pour les autres nations. Handicapant, quand on sait que lors du concours complet par équipe, seuls sont pris en compte les scores des trois meilleurs cavaliers de chaque équipe. Les cavaliers tricolores n'auront donc pas droit à l'erreur.
Rare coin de ciel bleu dans la grisaille de Pékin, la victoire (32 - 21) des handballeuses françaises qui se sont bien sorties du match-piège face à l'Angola. Une victoire lors du prochain match, face au Kazakhstan, leur assurerait une place en quarts de finale. On se console comme on peut.
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