Du côté, des exploits sportifs, le bilan des JO de Pékin sera sans aucun doute positif. En ce qui concerne la liberté de la presse, c'est tout l'inverse, selon Reporters sans frontières. Dans un communiqué diffusé samedi, l'organisation a dénoncé "le cynisme des autorités chinoises" et l'incapacité du CIO à faire respecter la Charte olympique.
RSF avance qu'au moins 22 journalistes étrangers ont été "agressés, interpellés ou entravés dans leur travail. En outre, au moins 50 militants des droits de l'homme pékinois ont été "placés en résidence surveillée, harcelés ou contraints de quitter la capitale" et au moins 15 citoyens chinois "arrêtés pour avoir simplement demandé le droit de manifester."
"Cette répression restera l'un des faits marquants de Pékin 2008. Et le Comité international olympique (CIO) porte une lourde responsabilité dans cet échec", écrit RSF. "Nous appelons également à faire, dorénavant, du respect de la liberté d'expression l'un des critères dans l'attribution des JO à une ville candidate", a affirmé Robert Ménard, secrétaire général de RSF.
Banderole pro-Tibet près de l'ambassade de Chine |
Deux manifestants pro-tibétains ont déployé samedi matin une banderole sur le toit d'un immeuble proche de l'ambassade de Chine à Paris, a constaté Reuters sur place. L'un des manifestants et trois photo-reporters qui couvraient l'événement ont été interpellés quelques heures par la police avant d'être relâchés. Les membres du collectif "Ré-action citoyenne" ont installé sur la façade une banderole proclamant "China Lies, Tibetans die" (La Chine ment, les tibétains meurent). Des policiers sont montés peu après sur le toit de l'immeuble pour décrocher la banderole. Trois photo-reporters présents ont été conduits au commissariat du 8e arrondissement et entendus comme témoins avant d'être relâchés à la mi-journée, a précisé l'un d'eux. |
(D'après agence)










