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Après les traditionnels hymnes et une minute de silence observée en mémoire de la tragédie d'Oslo, les joueurs français et portugais ont ouvert le jeu sous les yeux de quelque 600 spectateurs rassemblés près de la Tour Eiffel. Les 64 équipes, dont 16 féminines, avaient auparavant défilé au son des tambours et des trompettes de la place du Trocadéro jusqu'aux trois terrains aménagés près de l'Ecole militaire. Les organisateurs, qui ont laissé l'entrée gratuite, espèrent attirer de 40 à 50.000 spectateurs tout au long de la compétition.
Changer de vie
Durant une semaine, 380 matches doivent être disputés sur des petites pelouses en herbe synthétique où des équipes de cinq joueurs s'affronteront selon les règles du football de rue. Le but de cette compétition est de redonner confiance à des personnes marginalisées et leur permettre de retrouver le chemin de l'emploi. L'organisation "Homeless World Cup" estime à 73% la proportion de sans-abri dont la vie a "significativement changé" après la compétition.
"Cette compétition a un impact réel. Depuis sa création, elle a mobilisé plus de 100.000 sans-abri. C'est une opportunité pour eux de quitter leur statut de personne invisible, de reprendre confiance et de devenir de véritables ambassadeurs de leur pays", explique Mel Young dans un communiqué. Parallèlement à la compétition, un colloque international sur le thème "La rue : y tomber, y vivre, s'en sortir et ne pas y retomber" est organisé jusqu'au 24 août au collège des Bernardins. Le titre de champion du monde est détenu par le Brésil qui s'était imposé à Rio en 2010 dans les deux tournois, féminin et masculin.
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