© AFPLe sport français est en deuil. Henry Sérandour, qui a présidé le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) de 1993 à mai 2009, est décédé jeudi à Dinard (Ille-et-Vilaine) des suites d'une longue maladie, a-t-on appris auprès du CNOSF.
Trois mois avec sursis pour Henri Sérandour
Le président du Comité national olympique a été condamné jeudi pour avoir favorisé l'entreprise de sa femme, l'ex nageuse Catherine Poirot.
Publié le 12/10/2006
Ancien président de la Fédération française de natation (1981-1993), Henri Sérandour, 72 ans, avait cédé la présidence du Comité national olympique le 18 mai 2009 à l'un de ses vice-présidents, Denis Masseglia. "Il était d'abord un militant et un bâtisseur. Mais il était surtout un fédérateur", a souligné son successeur. Successeur du truculent Nelson Paillou à la présidence du CNOSF, Henry Sérandour, sympathique mais moins charismatique, s'est d'abord efforcé de relancer la politique des candidatures françaises à l'organisation de grands événements, comme les jeux Olympiques.
Blâme du CIO
Atteint par la limite d'âge, Henry Sérandour avait quitté en mai la tête du mouvement sportif français au terme d'un quatrième et dernier mandat difficile, affaibli par la maladie et les échecs. Il avait d'abord été profondément marqué par la défaite, en juillet 2005 à Moscou, de Paris pour l'organisation des jeux Olympiques en 2012, sur fond de divisions entre les mondes sportif et politique. Il avait ensuite été confronté à la justice et condamné en octobre 2006 à trois mois d'emprisonnement avec sursis et 20.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Paris pour prise illégale d'intérêt. La justice lui a reproché d'avoir attribué, en tant que président du CNOSF, deux marchés à la société Pléyades, spécialisée dans la communication et dans laquelle travaillait son épouse, l'ancienne championne de natation Catherine Poirot. Cette condamnation lui a aussi valu l'affront d'un blâme de la part du Comité international olympique (CIO), à seulement trois semaines de son départ de l'autorité olympique suprême où il était là aussi atteint par la limite d'âge.
Défenseur des sportifs, Henry Sérandour s'est trouvé en première ligne en 2008 face au badge en faveur des droits de l'homme concocté par les athlètes français dans l'optique des JO de Pékin. Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a salué jeudi la mémoire de ce "grand rassembleur" et adressé ses condoléances à "la grande famille du sport français endeuillé".
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