Décès d'Henry Sérandour, ancien patron de l'olympisme français

Par TF1News, le 12 novembre 2009 à 21h32 , mis à jour le 12 novembre 2009 à 21h46

Ancien patron de la Fédération française de natation, le président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) de 1993 à mai 2009, est décédé jeudi à Dinard (Ille-et-Vilaine) des suites d'une longue maladie.

[Expiré] [Expiré] Henry Sérandour © AFP

Le sport français est en deuil. Henry Sérandour, qui a présidé le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) de 1993 à mai 2009, est décédé jeudi à Dinard (Ille-et-Vilaine) des suites d'une longue maladie, a-t-on appris auprès du CNOSF.

Plus d'infos

 
Ancien président de la Fédération française de natation (1981-1993), Henri Sérandour, 72 ans, avait cédé la présidence du Comité national olympique le 18 mai 2009 à l'un de ses vice-présidents, Denis Masseglia. "Il était d'abord un militant et un bâtisseur. Mais il était surtout un fédérateur", a souligné son successeur. Successeur du truculent Nelson Paillou à la présidence du CNOSF, Henry Sérandour, sympathique mais moins charismatique, s'est d'abord efforcé de relancer la politique des candidatures françaises à l'organisation de grands événements, comme les jeux Olympiques.

Blâme du CIO
 
Atteint par la limite d'âge, Henry Sérandour avait quitté en mai la tête du mouvement sportif français au terme d'un quatrième et dernier mandat difficile, affaibli par la maladie et les échecs. Il avait d'abord été profondément marqué par la défaite, en juillet 2005 à Moscou, de Paris pour l'organisation des jeux Olympiques en 2012, sur fond de divisions entre les mondes sportif et politique. Il avait ensuite été confronté à la justice et condamné en octobre 2006 à trois mois d'emprisonnement avec sursis et 20.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Paris pour prise illégale d'intérêt. La justice lui a reproché d'avoir attribué, en tant que président du CNOSF, deux marchés à la société Pléyades, spécialisée dans la communication et dans laquelle travaillait son épouse, l'ancienne championne de natation Catherine Poirot. Cette condamnation lui a aussi valu l'affront d'un blâme de la part du Comité international olympique (CIO), à seulement trois semaines de son départ de l'autorité olympique suprême où il était là aussi atteint par la limite d'âge.
 
Défenseur des sportifs, Henry Sérandour s'est trouvé en première ligne en 2008 face au badge en faveur des droits de l'homme concocté par les athlètes français dans l'optique des JO de Pékin. Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a salué jeudi la mémoire de ce "grand rassembleur" et adressé ses condoléances à "la grande famille du sport français endeuillé".

Par TF1News le 12 novembre 2009 à 21:32
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1 Commentaires

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  • jsuiscommeca1, le 12/11/2009 à 23h06

    Ce soir je suis triste..... Monsieur Sérandour a été mon professeur de "Gym" (comme on disait à l'époque) au lycée St Vincent - Providence à Rennes les années 1961 1962 1963. J'avais gardé un excellent souvenir de lui. en 2005 je l'ai eu au téléphone lors d'une émission de sport sur europe 1... il m'a rapellé aussitot l'émission fini, en me demandant ce que j'étais devenu, et mon métier. Quand je lui ai expliqué que j'étais Directeur d'un Espace Jeune, dans la banlieue de Troyes (ville situé en ZUS : Zone Urbaine Sensible) il m'a demandé de quoi j'avais besoin pour travailler au niveau du sport dans mon quartier, je lui ai dit "si nous avons les JO en 2012, invitez les jeunes des quartiers à venir fêter cela à Paris... Il me l'a promis. A peine une semaine après notre déception du mois de Juillet( je crois), ou Londres a été choisi à la place de Paris il m'a teléphonné à mon bureau pour s'excuser de ne pouvoir tenir sa promesse.... il pleurait et moi aussi, je suis aller le voir à Paris, il m'a accueilli comme un ami, et m'a dit "arrète de me donner de Monsieur Sérandour", appelle moi Henri, ce que j'ai fait.... Aujourd'hui je vous dit "Au revoir Monsieur Sérandour" Au revoir l'Homme le Grand Sportif que vous étiez, et Grand Nageur, vous avez été après St Vincent Directeur de la Piscine de Dinard, et après tout le monde connait vote parcours. Je suis en Savoie actuellement, mais si je peux je serais à vos obsèques à Dinard A Dieu l'artiste, le Sportif et l'Homme Benoît

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