Rugby : le XV de France à l'entraînement © TF1/LCIDes entraîneurs aux joueurs en passant par le capitaine du XV de France, tout le monde le reconnaît : ne pas remporter le Grand Chelem ce samedi lors du dernier match du Tournoi des Six Nations contre l'Angleterre serait une "déception". Cette approche pourrait passer pour une arrogance de mauvais aloi du type de celle qui a souvent fait chuter le rugby français quand il côtoyait les sommets. Mais peut-être est-elle surtout l'expression d'une confiance nouvelle et de la volonté de mettre la barre le plus haut possible même si le match au Stade de France aura aussi quelques beaux enjeux intermédiaires. Une victoire permettrait de mettre fin à une série de quatre défaites en matches officiels face à l'Angleterre. Elle permettrait aussi au XV de France de remporter son premier Tournoi depuis 2007. Elle consacrerait le travail accompli depuis deux ans et lancerait dans des conditions idéales la préparation de la Coupe du monde 2011.
Pour le XV de France, "un énorme bonheur"
Victorieux "à l'anglaise" et sous la pluie, les rugbymen français ont laissé éclater leur joie. Un match au goût de revanche pour l'entraîneur Marc Lièvremont, longtemps contesté.
Publié le 21/03/2010
Rugby : la France remporte son neuvième Grand Chelem !
La France a réalisé le Grand Chelem dans le Tournoi des six nations de rugby en battant l'Angleterre 12 à 10 (mi-temps: 12-7), samedi soir au Stade de France à Saint-Denis.
Publié le 20/03/2010
Cette première opportunité de trophée pour le groupe intervient après deux années d'atermoiements, ponctuées par quelques succès de prestige en 2009 en Nouvelle-Zélande et face à l'Afrique du Sud mais aussi de quelques cuisantes défaites. La plus spectaculaire eut lieu à Twickenham, le 15 mars 2009. Ce jour-là, les Français sombraient (10-34) face à une Angleterre pourtant moribonde, trop heureuse de bénéficier d'un tel cadeau contre ces "Frenchies" incompréhensibles et qui ressassent encore cette humiliation sans véritablement en cerner les causes. Cette débâcle française intervint après deux déconvenues au Stade de France, la défaite du Tournoi-2008 et surtout la demi-finale du Mondial-2007 perdue (9-14) contre le XV de la Rose, affligeante répétition du scénario du Mondial-2003.
"L'occasion de rentrer dans l'histoire"
Les Français ont donc un vieux compte à régler avec l'Angleterre, déjà écartée de la lutte pour la victoire finale, une vieille rengaine depuis 2003, après sa défaite (16-20) à domicile contre l'Irlande et son nul (15-15) ramené d'Ecosse. Mais l'Angleterre a cette qualité trop rare dans l'histoire française : elle sait ne pas s'embarrasser de grands principes de jeu, qu'elle laisse volontiers à ses adversaires défaits, et entend bien perpétrer cette tradition en gâchant la fête française, ce qui suffirait amplement à son bonheur.
"La France est sous pression. Elle veut le Grand Chelem. Elle est l'équipe en forme du moment et veut finir le travail. Mais notre motivation ne sera pas tant de les arrêter que de montrer la fierté que nous ressentons à chaque fois que nous jouons. C'est un match immense pour l'Angleterre, c'est un immense défi d'aller à Paris", estime Martin Johnson, le capitaine des champions du monde 2003, très contesté pourtant depuis qu'il a pris en main les destinées du XV de la Rose en novembre 2008. Du côté français, Marc Lièvremont n'est pas en reste de superlatifs : ce match, c'est, tout simplement, "l'occasion de rentrer dans l'histoire du rugby français".
Retour MYTF1

Pour le XV de France, "un énorme bonheur"




