1. Parce que c'est une finale
Une finale des JO, comme toute autre finale, basculera sur des détails. Le combat sera âpre, mais sur un match, tout est possible. Les Françaises seront à 110%, portées par l'événement.
2. La dynamique
Personne ou presque ne les attendaient à ce niveau. Au-delà de l'effet de surprise des premiers matchs, les Françaises ont réussi à imposer leur jeu, à chaque match ou presque, face aux meilleures nations du monde. Et donc à confirmer malgré l'enjeu des matchs éliminatoires. Portée par une meneuse (Céline Dumerc) qui marche sur l'eau et si la réussite (notamment à trois points) est au rendez-vous, ces filles-là peuvent faire plus que titiller les Américaines.
3. Parce que la pression est sur les USA
Habituées à la pression, les Américaines sont favorites. Elles s'attendaient à affronter la Russie, mais c'est bien un outsider qui se trouvera sur le parquet samedi. Et dans ce genre de situation, le public et les médias ont plutôt tendance à prendre fait et cause pour le "petit poucet". La salle acquise aux Françaises jouera son rôle de 6e homme (ou plutôt de 6e femme !). Dans une O2 Arena bouillante, 20.000 spectateurs porteront les Bleues, qui auront l'impression de jouer à domicile. "On a peut-être 15% de chances de gagner" concède la capitaine française Céline Dumerc, réaliste. Car la statistique est impressionnante : les Américaines n'ont pas été battues aux JO depuis 1984... sauf en 1992, où elles avaient terminé 3e, après une défaite en demi-finale face à la Russie. Les USA, bousculées en demi-finale par l'Australie vont devoir se remettre en question.
4. Attention au syndrome "mission accomplie"
Attention cependant à ne pas se mettre en tête que l'objectif est atteint. "Je suis dans un rêve", a lâché Émilie Gomis après la rencontre face à la Russie. "C'est ce qu'on souhaitait, on l'a eu. Pour l'instant on ne veut pas plus, on en profite pleinement. On rentre dans l'histoire. Je fais partie des douze filles qui participent à la finale des Jeux olympiques. C'est juste incroyable", ajoute-t-elle. Au coach de leur faire comprendre que la médaille d'or est désormais leur objectif. "Sincèrement, on n'a pas grand chose à perdre. C'est la meilleure arme pour nous. Et puis on ne sait jamais...", estime l'entraîneur des Bleues, Pierre Vincent. "Nous, entraîneurs, on est un peu malade. Même s'il n'y a qu'une chance sur un million, on la voit cette chance et on la cherche. Donc faites-nous confiance, on va chercher cette petite ouverture, même si elle n'est pas grosse." Car après tout, une finale, on la joue pour la gagner.











