La joie des joueurs de Lyon après le nul contre le Real Madrid (10/03/2010) © TF1/LCI
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Lyon-Real : un nul en forme de triomphe
Lyon s'est qualifié pour les quarts de finale de la Ligue des champions en faisant match nul 1 à 1 contre le Real Madrid, mercredi à Madrid, en huitièmes de finale retour. A l'aller, Lyon s'était imposé 1 à 0.
Publié le 10/03/2010
Neuf fois champion d'Europe, le Real Madrid espérait décrocher un 10e sacre en mai devant son public lors d'une finale prévue à Santiago-Bernabeu. Pour la sixième saison consécutive, son chemin s'est arrêté mercredi soir avant les quarts de finale. Un but de Miralem Pjanic à un quart d'heure de la fin a fait basculer en faveur des Lyonnais un match pourtant mal débuté après l'ouverture du score rapide de Cristiano Ronaldo, qui avait remis les deux équipes à égalité après la victoire de l'OL 1-0 à l'aller. Lyon, qui n'a jamais dépassé le stade des quarts de finale en Ligue des champions, pourra à nouveau tenter sa chance en 2010 après avoir conservé son invincibilité en Ligue des champions face au Real, contre lequel il n'a jamais perdu en six rencontres.
"On peut considérer que c'est un exploit", a réagi Claude Puel au micro de TF1. "On a évité le pire en première mi-temps (...) Bravo aux joueurs car ils sont allés au bout d'eux-mêmes. On a fait une super deuxième mi-temps et je pense qu'au vu de la deuxième mi-temps, c'est largement mérité". Ce match en deux couleurs, avec un Lyon souffrant en première mi-temps et qui a su se ressaisir en deuxième, est aussi ce qui ressortait des déclarations des joueurs : pour le milieu de Lyon Jean Makoun, "pendant les 30 premières minutes, ils ont mis beaucoup de pression et je pense que c'est logique qu'ils marquent. Après, c'est logique qu'on revienne au score parce qu'on a fait une super deuxième mi-temps". Conséquence : "Après le match, dans les couloirs, c'était un peu chaud entre eux et nous..."
"Ça me paraît absurde d'abandonner"
Le Real peut toujours être sacré champion d'Espagne, devant le Barça. Mais après ce nouveau fiasco européen, sa saison est d'ores et déjà ratée. Doublement meurtri par la campagne 2008-2009, avec une élimination humiliante en 8e de finale par Liverpool puis le succès du FC Barcelone, son grand rival, en finale contre Manchester United, le Real Madrid avait voulu frapper un grand coup cette saison. Florentino Perez, le père des "Galactiques" (Figo, Zidane, Ronaldo et Beckham) de 2000 à 2006, avait fêté son retour à la présidence du Real en recrutant leurs dignes successeurs. Habitué à engager chaque saison "le meilleur joueur du monde", il avait cette fois fait coup double d'entrée, avec Kaka (AC Milan) et Cristiano Ronaldo (Manchester United). Plus de 160 millions rien que pour ces deux-là (94 pour Cristiano Ronaldo, 67 pour Kaka). Et encore 35 millions pour Benzema, 30 pour Xabi Alonso, 15 pour Albiol, 5 pour Negredo (revendu ensuite à Séville), 4 pour Granero et 4 pour Arbeloa. Au total: 254 millions d'euros. Du jamais-vu pour une campagne de recrutement...
Et comme après chaque coup dur, à défaut de réflexion sur l'harmonie du recrutement ou le système de jeu, c'est l'entraîneur - Manuel Pellegrini cette fois - qui risque de payer la facture. Mais il reste pour l'heure droit dans ses bottes. "J'ai déjà dit que je n'allais pas jeter l'éponge, a-t-il lancé dès mercredi soir. Ça me paraît absurde d'abandonner. Je ne veux pas céder à d'éventuelles spéculations (...) Mes prédécesseurs, comme Capello, ont vécu ce type d'échec et ont terminé champions en fin de saison. Ce n'est pas un projet sur six mois. Cela va beaucoup plus loin".
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