Michel Platini, lors de sa réélection pour 4 ans à la tête de l'UEFA (22/03/2011) © TF1/LCI
Platini remercie les "héros de la vie quotidienne"
Réélu à la tête de l'UEFA, Michel Platini a tenu à remercier les éducateurs et bénévoles sans qui "il n'y aurait pas de Zidane ou de Beckenbauer".
Publié le 22/03/2011
Platini, à la tête de l'UEFA, sait convaincre
Michel Platini, président de l'UEFA, seul candidat à sa succession, pourrait être réélu pour quatre ans mardi à Paris par un vote des 53 fédérations membres ou juste par acclamation. Retour sur son premier mandat.
Publié le 22/03/2011
Il était le seul candidat et c'est donc sans même passer par la procédure du vote que Michel Platini, 55 ans, a été réélu par acclamation président de l'UEFA. L'officialisation de son deuxième mandat de quatre ans à la tête du football européen a eu lieu mardi lors du congrès réunissant les 53 fédérations de l'UEFA.
L'ancien capitaine de l'équipe de France (41 buts en 72 sélections) avait été élu pour la première fois le 26 janvier 2007, lors du précédent congrès électif à Düsseldorf, gagnant le scrutin face au Suédois Lennart Johansson, alors président sortant. Il avait alors gagné l'élection sur un score serré (27 voix contre 23, deux bulletins non valides, l'UEFA ne comptant à cette époque que 52 membres). "Ce n'était pas tendu, c'était tendu pour les autres !", avait plaisanté dimanche Michel Platini, interrogé sur son souvenir de cette bataille électorale.
Les réformes à l'actif de Platini
Rien à voir en tout cas avec une réélection quatre ans plus tard en forme de triomphe sur ses terres, en France, dans le cadre du somptueux Grand Palais de Paris. Traité de révolutionnaire ou de doux rêveur par ses détracteurs lors de son élection il y a quatre ans, Michel Platini a tranquillement mené le jeu et ses réformes.
Aujourd'hui, le principe d'un fair-play financier a été accepté et c'est une vraie révolution qui s'est faite en douceur: un club ne pourra pas dépenser plus qu'il ne gagne sous peine, par exemple, d'exclusion de la Ligue des champions à partir de la saison 2014-15. L'ouverture de la Ligue des champions à des petites nations, qu'il prônait il y a quatre ans, est devenue réalité, sans heurts et sans remettre en cause le formidable impact d'une compétition toujours reine sur le vieux continent et au-delà. Et alors que le G14, ce club fermé des puissants du football, s'annonçait comme un farouche adversaire, l'ancien joueur de la Juventus a su habilement négocier. En contrepartie du dédommagement des clubs fournisseurs d'internationaux en cas de sélection, il a même obtenu la dissolution du G14 début 2008.
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