Ma carte UMP, je la garde en collector"

Par , le 08 juillet 2011 à 13h27 , mis à jour le 08 juillet 2011 à 19h15

Dossier : Sur le terrain avec...

Résultats du bac, 35h, immigration, retraites, bactérie E. Coli, note du Portugal et DSK ... Les médias en ont fait leur Une cette semaine. Et dans la Drôme, dans la circonscription du député du Parti Radical, de quoi a-t-on parlé ?

Franck Reynier député maire Drôme UMP parti radicalFranck Reynier est député du parti radical dans la Drôme. Il soutient la candidature de Jean-Louis Borloo à la présidentielle.

Parce qu'il lui est fidèle, Franck Reynier a choisi de soutenir la candidature de Jean-Louis Borloo en 2012. Depuis 2007 en effet, année de son élection à l'Assemblée, le député de la Drôme est l'un des Vice-président du Parti radical. Et comme il ne fait pas les choses à moitié, le parlementaire vient de démissionner de toutes ses fonctions départementales de l'UMP. Un choix qui pourrait s'avérer dangereux si Nicolas Sarkozy décidait d'envoyer face à lui dans la Drôme un candidat de la majorité aux législatives. Une menace que ne redoute pas Franck Reynier, décidé à aller jusqu'au bout de ses convictions... Aujourd'hui, il est chargé par l'ARES, -la nouvelle confédération des Centres, l'Alliance centriste-, de structurer le nouveau mouvement dans la Drôme.

  • Primaire PS : "Je ne pense pas à un retour de DSK"

    <b>Sur le terrain avec... - </b>DSK, primaires, Lagarde au FMI, remaniement, chômage, libération des otages... Les médias en ont fait leur Une cette semaine. Et dans le Pas-de-Calais, dans la circonscription de la députée socialiste Catherine Génisson, de quoi a-t-on parlé ?

    Publié le 01/07/2012 Primaire PS : "Je ne pense pas à un retour de DSK"
  • "Les fermetures de classes, ça coûtera cher au Président"

    <b>Sur le terrain avec... - </b>Organisation des primaires PS, gel de fermeture des classes, dette grecque, arrestation manquée d'Aurore Martin, radars... Les médias en ont fait leur Une cette semaine. Et dans les Pyrénées-Atlantiques, dans la circonscription du député MoDem Jean Lassalel, de quoi a-t-on parlé ?

    Publié le 24/06/2012 "Les fermetures de classes, ça coûtera cher au Président"
  • Sur le terrain avec... Richard Mallié, député UMP des Bouches-du-Rhône

    Mariage homosexuel, dépénalisation du cannabis, démission de Rama Yade, candidature Aubry, dette grecque, les médias en ont fait leur Une cette semaine. Et dans les Bouches-du-Rhône, dans la circonscription du député UMP, de quoi a-t-on parlé ?

    Publié le 17/06/2012 Sur le terrain avec... Richard Mallié, député UMP des Bouches-du-Rhône
Plus d'infos

Cette semaine, sous le soleil provençal, Franck Reynier, par ailleurs maire de Montélimar, a particulièrement prêté attention aux préoccupations de ses concitoyens...
 
TF1 News : Mardi, les chiffres sont tombés ; 77% de réussite au bac, en hausse par rapport à 2010... Un chiffre qui a réjoui vos administrés ?

F. Reynier : Oui, c'est forcement un sujet dont on parle, tout le monde est concerné dans sa famille de près ou de loin par un jeune qui passe son bac ; moi-même, je suis un papa heureux des résultats de mon fils ! Quant aux chiffres, j'ai aussi choisi Jean-Louis Borloo parce qu'il fait des propositions innovantes en matière d'éducation, comme réfléchir au parcours éducatif de la maternelle à l'université. L'éducation est un sanctuaire alors que le monde bouge, évolue ! Nous sommes pour une réflexion globale, une remise à plat et casser les tabous.

TF1 News : Vous dites la même chose que François Bayrou sur le sujet ? Mardi, le Président du MoDem annonçait vouloir repenser le bac...

F. R. : François Bayrou viendra à l'Alliance centriste, un jour... je l'espère !

TF1 News : Pour  l'UMP, Hervé Novelli souhaite, si Nicolas Sarkozy l'emporte en 2012, que la loi sur les 35 heures soit supprimée. Les montiliens (les habitants de Montélimar) souhaitent-ils la même chose ?
 
F. R. : Sur le terrain, le sujet de préoccupation des gens est vraiment l'emploi et je suis convaincu qu'il faudra effectivement une réflexion sur le sujet des 35h à l'avenir car cela pose un problème de compétitivité.

TF1 News : Vos administrés ne s'inquiètent pas qu'on leur supprime un avantage acquis ?
 
F. R. : Mais c'est comme si vous demandiez à quelqu'un s'il préfère être en bonne santé, travailler peu et avoir beaucoup d'argent ? Il faut tenir des discours responsables aux gens. L'ARES ne prendra pas des mesurettes mais engagera une vraie réflexion sur l'éducation, l'emploi et fera de vraies réformes.

TF1 News : La suppression des 35h, voilà donc un point commun avec Nicolas Sarkozy ?
 
F. R. : Mais on ne vit pas sur une planète isolée ! Il existe des points de divergence avec la majorité mais aussi des sujets sur lesquels on se retrouve. C'est sur la méthode de gouvernance qu'il y a une vraie différence.
 
TF1 News : Précisément, sur le terrain, les gens se plaignent-ils de la méthode de N. Sarkozy ?

F. R. : Face à la crise, ils saluent l'action du gouvernement. Mais lorsque je discute avec les gens, ils ont vraiment envie de voir les choses évoluer. Ils veulent une France plus juste et l'Alliance propose cette nouvelle gouvernance...

TF1 News : Jeudi, l'UMP a proposé 22 mesures pour renforcer la lutte contre  l'immigration illégale ; des mesures plutôt bien accueillies dans la Drôme ?

F. R. : L'immigration est un sujet qui fait la Une de l'actualité chaque jour mais, comme on dit dans la Drôme, « la misère est moins pénible au soleil ». Certains sur le terrain demandent plus de fermeté dans l'application des lois, mais quand on approfondit les plaintes, on s'aperçoit que ce sont les lourdeurs et l'arsenal législatif qui posent problème. Je suis pour l'application des valeurs républicaines, non à la surenchère. Appliquons déjà nos lois !

TF1 News : Le gouvernement a annoncé un allongement de la durée de cotisation des retraites, l'espérance de vie augmentant... une fatalité pour vos administrés ?

F. R. : Il ne faut pas prendre la question par le petit bout de la lorgnette, les gens le comprennent.  On ne peut pas dire qu'on va vivre plus longtemps et en même temps faire le choix d'un pacte social avec un système de santé gratuit par exemple. Les Français sont solidaires, il faut prendre la peine de s'expliquer.

TF1 News : La bactérie E coli continue à inquiéter puisque des malades sont à nouveau hospitalisés ; les producteurs de légumes bio de la Drôme souffrent-ils encore économiquement de cette affaire ?

F. R. : Les agriculteurs ne sont pas touchés directement et vont faire une saison à peu près normale parce qu'ils ont beaucoup investi.

TF1 News : L'agence de notation Moodys a abaissé la note du Portugal ; ces problèmes de dette font-ils peur à vos administrés ?

F. R. : Il y a une grande inquiétude quant aux dépenses publiques et à la dette. Ce qui se passe en Grèce a marqué les esprits. C'est un devoir en France de dépenser moins, une obligation de le faire.

TF1 News : Que propose Jean-Louis Borloo pour réduire la dépense publique ? Moins de fonctionnaires ?

F. R. : Tout est question de moyens. Dans les domaines régaliens comme la justice, la sécurité, l'éducation ou la santé, il faut définir un niveau acceptable par les Français de soutien et d'accompagnement de l'Etat. On gère des priorités et on les affiche. C'était une erreur de supprimer un fonctionnaire sur deux dans ces secteurs car ce sont des priorités.

TF1 News : Depuis Fukushima, percevez-vous une inquiétude dans la population à cause de la présence des centrales nucléaires de votre département ?

F. R. : Les gens ont eu des inquiétudes et c'est normal... Ils veulent plus de sécurité et de transparence. Les centrales représentent plus de 5000 emplois directs ici sans compter la sous-traitance.

TF1 News : Il y a pourtant eu un incident à la centrale de Tricastin en février et on vient de décider de prolonger de 10 ans la durée de vie du réacteur n°1...

F. R. : L'incident dont vous parlez était un incident mineur sans lien direct avec une possible explosion nucléaire. Effectivement, les gens se demandent en cas de danger, ce qu'ils doivent faire. Nous y travaillons. Et veillons à la transparence.

TF1 News : On ne peut y échapper, le "feuilleton" DSK rebondit chaque jour ; vos administrés vous en parlent-ils ?

F. R. : Je ne ferai aucun commentaire sur l'affaire DSK. Je crois à la présomption d'innocence et il s'agit de la vie d'un homme. Je fais confiance à la justice, je veux être pudique et ne suis pas le porte-parole de mes concitoyens sur ce sujet.

TF1 News : De manière générale, de quoi vous parlent vos administrés dans votre circonscription ?

F.R. : Aujourd'hui, ce sont les départs en vacances dont parlent les gens ! Nous sommes à un week-end de croisements et de bouchons, le moment est très fort pour notre économie touristique  et les vacanciers qui seront arrêtés à Montélimar ne le seront pas uniquement pour le nougat !

TF1 News : Sur le plan politique, vos électeurs comprennent-ils la position du Centre ? Soutenir le gouvernement tout en le critiquant ?

F. R. : Mais on ne s'oppose pas à personne.  Le passage de Jean-Louis Borloo au gouvernement lui confère une expérience et un témoignage qui font qu'il est différent.

TF1 News : Ceux qui vous accusent de diviser et de prendre le risque d'avoir Marine Le Pen au 2e tour se trompent-ils ?

F.R. : Si le vote FN est haut, c'est l'expression d'une politique qui n'est pas efficace. C'est le constat que doit faire le gouvernement. Je suis très libre et décontracté à ce sujet. Il faut revenir à un socle républicain.

TF1 News : Vous seriez prêt à voter pour votre allié Hervé Morin si JL Borloo ne menait pas sa candidature jusqu'au bout ?

F. R. : La question ne se pose pas aujourd'hui. Mon ambition est de soutenir Jean-Louis Borloo et je lui fais confiance pour se présenter !

TF1 News : Vous avez décidé de démissionner des instances départementales de l'UMP ; allez-vous également rendre votre carte du parti de Nicolas Sarkozy ?

F. R. : Je la garde en collector ! Mais je ne renie en rien mon engagement ; j'ai soutenu le président en 2007, je l'assume. Aujourd'hui en 2011, je fais un autre choix pour le 1er tour.

TF1 News : Vous prenez le risque d'un candidat UMP envoyé face à vous ?

F. R. : Ce sera un collègue, pas un adversaire, on travaille de concert, il faudra savoir se rassembler sur des propositions au 2e tour...

                                                             Zoom sur... la Drôme

« Faï pas bon travaia quand la cigalo canto », dicton provencal

Véritables atouts, le Rhône, le TGV et l'autoroute du soleil traversent la Drôme située en Région Rhône-Alpes. A la fois industriel et agricole, le département bénéficie de ces nombreuses infrastructures qui dopent l'économie. Région de cultures maraichères et arboricoles, la Drôme est le 1er département de production agricole bio. Sur le plan industriel, beaucoup d'entreprises logistiques et de transports y sont installées. Les Centrales de Tricastin et de Cruas représentent également une grande réserve d'emplois. La ville de Montélimar dont Franck Reynier est maire est réputée pour être la capitale du Nougat. Aujourd'hui, 4 députés UMP se partagent le département. 

Par Anne Lorrain le 08 juillet 2011 à 13:27
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

      logAudience